Face à l’urgence climatique et à ses impacts croissants, notamment sur les pays les moins avancés (PMA), le Togo accélère la mise en œuvre de ses engagements climatiques. Dans le cadre de la seconde phase de la Promesse climatique soutenue par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), un atelier national de renforcement des capacités sur la finance climatique, intégrant la dimension genre et l’inclusion sociale, s’est ouvert ce lundi 12 Mai à Lomé.
Prévu pour se dérouler sur trois jours, ce rendez-vous technique s’inscrit dans la mission de mise à jour de la stratégie nationale de mobilisation de la finance climatique. Celle-ci vise à surmonter les obstacles qui freinent la mise en œuvre des Contributions Déterminées au niveau National (CDN), parmi lesquels : le faible accès aux financements, l’absence d’intégration des priorités sociales, et une prise en compte limitée des inégalités de genre.
En effet, alors que le Togo figure parmi les pays les plus vulnérables aux effets du changement climatique migration climatique, catastrophes naturelles, insécurité alimentaire les femmes et les populations défavorisées en subissent de plein fouet les conséquences.
Malgré sa faible contribution aux émissions mondiales, le pays a consigné très tôt ses efforts à travers une stratégie nationale de financement climat. Cependant, la majorité des projets reste encore peu sensibles au genre, et insuffisamment alignée avec les priorités gouvernementales de développement.
Intervenant à l’ouverture de l’atelier, Mme Mery Yaou, Directrice de l’Environnement, a encouragé les participants à s’approprier les outils : « Vous verrez concrètement, dans chaque section des canevas, comment un changement de paradigme peut être opéré. Ce n’est qu’en maîtrisant ces mécanismes que nous pourrons bâtir un vivier de professionnels capables d’élaborer des projets solides et inclusifs. », a-t-elle laissé entendre.
Pour Mme Ahawo Eya Sopi Kafui, point focal et coordinatrice du projet d’appui à la mise en œuvre des CDN, cet atelier est organisé dans le cadre du projet d’appui à la mise en œuvre des CDN, c’est-à-dire les Contributions Déterminées au niveau national du pays. « Des consultants ont été retenus pour nous permettre de renforcer nos capacités par rapport au financement climatique et au développement de projets. Le Togo s’est engagé à réduire ses émissions de gaz à effet de serre. Mais pour atteindre ces objectifs, il faut mobiliser plus de financements. »
Elle a ajouté que pendant les trois jours de travaux, les acteurs seront formés sur la finance climatique, à l’aide d’un manuel élaboré par les consultants. Ces derniers ont aussi développé trois notes conceptuelles portant sur des secteurs prioritaires : l’agriculture, la foresterie, les procédés industriels, l’énergie, les ressources en eau et la zone côtière.
« Les participants vont analyser ces notes pour juger de leur recevabilité et apprendre à en élaborer eux-mêmes. C’est une étape essentielle pour leur permettre de mieux mobiliser les financements nécessaires », a-t-elle souligné.
L’atelier ambitionne à terme de créer un vivier de professionnels capables d’élaborer des projets climatiques solides, bancables, mais aussi inclusifs, notamment en intégrant les réalités des femmes et des groupes marginalisés.
Cette initiative marque une étape cruciale dans le renforcement de la gouvernance climatique du pays. L’espoir est qu’à l’issue de cet atelier, les acteurs nationaux seront mieux outillés pour porter des projets transformateurs, à fort impact social et environnemental.





