Dans le cadre d’une initiative mise en œuvre par l’ONG Centre d’Action pour le Développement Rural (CADR) basé à Kpalimé , la certification des produits agricoles repose sur un mécanisme participatif destiné à garantir le respect des normes de production et à renforcer la confiance des consommateurs. Le Système participatif de garantie (SPG) constitue l’un des dispositifs mobilisés dans cette démarche.
Selon Alexandre Pitassa, environnementaliste et chef de la Division Agriculture durable et Protection de l’environnement, le processus de certification du SPG se déroule à plusieurs niveaux et implique directement les acteurs de la chaîne de production et de consommation.
« La certification du SPG que nous utilisons dans le cadre de cette initiative est une certification qui se fait à plusieurs niveaux », explique-t-il.
Le processus commence au niveau local avec la mise en place d’un comité de certification composé notamment de producteurs et de consommateurs regroupés au sein d’organisations ou de collectifs. Ce comité est chargé d’élaborer un plan de travail et d’effectuer régulièrement des visites sur les parcelles de production.
Ces visites permettent de vérifier si les pratiques agricoles mises en œuvre respectent les exigences définies dans le cahier des charges du SPG. Les produits frais et les productions directement issues des champs sont notamment concernés par ces contrôles.
À l’issue de chaque visite, des rapports sont élaborés pour rendre compte des observations effectuées sur le terrain et vérifier la conformité des pratiques agricoles aux normes établies.
Ces rapports sont ensuite transmis à ANABIO-Togo (Association Nationale pour l’Agriculture Biologique au Togo), qui intervient dans le processus national d’évaluation de la conformité au SPG. Une contre-expertise est alors organisée sur le terrain afin de vérifier si les informations consignées dans les rapports correspondent effectivement à la situation observée dans les exploitations.
« Ils organisent une contre-expertise sur le terrain pour voir si ce qui a été rapporté est conforme à ce qu’il y a réellement sur le terrain », précise Alexandre Pitassa.
Lorsque les résultats de cette vérification confirment le respect des exigences du cahier des charges, la certification peut être validée.
À travers ce mécanisme, l’initiative entend promouvoir une agriculture durable et renforcer la qualité des productions agricoles. Le caractère participatif du SPG permet également d’impliquer les producteurs et les consommateurs dans le processus de contrôle, contribuant ainsi à instaurer davantage de transparence et de confiance autour des produits issus de pratiques agricoles conformes aux normes établies.





