L’ONG Jeunes Volontaires pour l’Environnement (JVE) montre la voie quant aux difficultés liées à la prise de décision des pouvoirs publics pour une transformation du système agricole actuel vers un modèle plus durable, plus biologique et agroecologique au Togo.
Avec l’initiative qu’elle a mise sur pied la semaine dernière autour du thème « Faire de l’agroécologie, un levier pour le développement résilient au changement climatique et une transformation structurelle de l’économie agricole en vue de l’atteinte du PND », une quarantaine d’acteurs de la société civile, du secteur privé, des collectivités territoriales et des partenaires techniques ont mieux appréhendé les pratiques agro écologiques.
L’agroécologie au-delà de la protection de l’environnement est rentable selon Yannick ABODAH
Il s’est agi spécifiquement pour les participants de partager les résultats du dialogue politique de Kpalimé sur l’agroécologie, un moyen de lutte contre les changements climatiques et d’analyser le document de stratégie nationale sur la transition vers l’agriculture durable.
Ils ont également jeté les bases de la création d’une dynamique plurielle au sein des OSC en vue de soutenir la transition écologique au Togo puis validé un document portant intégration de l’agro écologie dans les politiques du climat au Togo.
Togo : La petite mécanisation de l’agriculture, solution pour une transition agro écologique
Ce rendez-vous à l’actif de l’ONG Jeunes volontaires pour l’environnement (JVE), a porté sur des sessions qui sont entre autres, « La science de l’agro écologie au service de la lutte contre le changement climatique ; vers une transition des systèmes alimentaires réussis au Togo et le cadre institutionnel national de la transition agro écologique »
Selon le Directeur exécutif de l’ONG JVE, Sena Alouka il est temps de pouvoir organiser les acteurs impliqués dans la souveraineté alimentaire autour de l’effort fait par le gouvernement togolais dans le cadre de la transformation du système agricole actuel vers un modèle plus durable, plus biologique et agro écologique.
Et de marteler qu’il y a assez de savoirs comme des alternatives au glyphosate ; dans l’accompagnement aux paysans, dans le bio fertilisant, dans la gestion des terres et l’aménagement des bassins qui doivent être reconnu, promu et mis à l’échelle.
Eve kouadjovi chargé énergie et climat à Jeunes Volontaires pour l’Environnement a soutenu que l’enjeu de cette rencontre fait suite au dialogue qui a été organisé à Kpalimé.
« Ce dialogue a permis à plusieurs acteurs défenseurs de l’agro écologie de faire des recommandations notamment comment sécuriser les terres, l’accès aux semences paysannes, la valorisation des produits du terroir. Aujourd’hui il faut mettre l’agro écologie au rang de l’éducation. Face aux changements climatiques les agriculteurs doivent adopter agroécologie enfin de favoriser leurs rendements. », a-t-elle affirmé.
En rappel un document a été élaboré au cours de cette rencontre afin de mettre en œuvre la stratégie agricole du Togo, afin de faire de l’agriculture un secteur de croissance avec à la clé, la création d’emplois décents.





