À Belém, où la chaleur intense marque chaque journée de la COP30, un événement a retenu toute l’attention ce vendredi matin 14 novembre 2025 : des peuples autochtones, accompagnés de militants, ont bloqué l’entrée principale du sommet, empêchant l’accès aux délégués et visiteurs.
Sous un soleil écrasant, les manifestants se sont rassemblés tôt devant le site des négociations. Drapés de peintures traditionnelles et portant des banderoles colorées, ils ont formé un cordon humain devant les portiques d’entrée.

Leur message est clair et puissant : reconnaissance et protection formelle de leurs territoires ancestraux, accès direct au financement climatique, et intégration de leurs savoirs traditionnels dans les politiques mondiales sur le climat.
Cette action symbolique intervient dans une ville où la crise climatique est déjà palpable. La chaleur lourde de Belém, amplifiée par l’urbanisation et la disparition progressive des zones ombragées, rend chaque déplacement difficile ce qui a renforcé l’impact de ce blocage.
Files d’attente interminables et sécurité renforcée
Très vite, l’action a provoqué un embouteillage humain. Les participants se sont retrouvés coincés devant les barrières, certains sans badge, incapables d’avancer ou de faire demi-tour. Les longues files d’attente, doublées de la chaleur étouffante, ont mis les organisateurs sous forte pression.
Pour éviter un chaos total, une entrée temporaire a été ouverte à l’arrière du site afin de fluidifier l’accès. La sécurité a été immédiatement renforcée. Plusieurs délégations sont arrivées en retard aux premières sessions.
Un signal fort dès l’ouverture
En bloquant physiquement l’entrée de la COP30, les peuples autochtones ont voulu rappeler une évidence trop souvent absente des négociations : ils sont les premiers défenseurs de l’Amazonie, mais aussi ceux qui subissent le plus directement la crise climatique.
À Belém, leur action résonne particulièrement. Dans cette ville où la chaleur et les pluies extrêmes sont déjà visibles, leur présence en première ligne souligne l’urgence d’écouter ceux qui vivent au cœur des territoires menacés.
Par Hector NAMMANGUE depuis Belém (Brésil) pour Vert-Togo





