Dans les propositions de discussion de politique économique que (le FMI) le Fonds Monétaire International a fait montre à l’état togolais, il est mentionné que le climat des affaires au Togo n’aurait pas permis au pays de mieux être positionné vis-à-vis de son classement en 2017 face au Doing Business de 2018. Et c’est à juste titre pour palier à ce problème, qu’il a décidé de se relancer vers ce classement en commençant à opérer des reformes depuis 2014 en vue d’améliorer le monde des affaires au Togo, faciliter la création des entreprises et la durabilité des dites entreprises. Mais qu’en est-il concrètement de ces réformes ?
L’assainissement des finances s’inscrit dans la mission du gouvernement togolais qui a lancé tout récemment le plan d’actions 2017-2018 pour l’amélioration du climat des Affaires à Lomé. « Ce plan se donne pour but de donner une grande visibilité et lisibilité à toutes les initiatives déjà déployées et à celles envisagées par le gouvernement enfin d’améliorer les affaires au Togo et donc de renforcer l’attractivité et la compétitivité du Togo.» A souligné le chef du gouvernement Togolais, Komi Selom Klassou lors de son discours d’ouverture de l’atelier sur le climat des affaires à l’hôtel Sarakawa le 30 janvier dernier.
Les reformes entreprises
Pour le Conseiller du Chef de l’état sur les questions économiques et chargée de la Cellule Climat des Affaires, Johnson Sandra, les reformes opérés par le gouvernement togolais dans le secteur des affaires au Togo depuis 2014 sont plurielles. « D’abord la possibilité de créer son entreprise sans faire recours au notaire. La preuve depuis 2014, plus de 75% d’entreprises sont créées sans notaire. Évidemment, il faut souligner que les notaires sont comme des officiers de l’État. » Précise telle.
« Ce dernier leur crée la charge et ils ont plusieurs. Ils sont plus sollicités dans le domaine du foncier que dans le domaine de la création d’entreprise. Ensuite, la publication de l’annonce légale en ligne. » Raconte-t-elle.
« Autrefois, il fallait faire cette publication dans Togo presse qui était la seule institution habilitée par le gouvernement pour la publication des annonces légales. Mais dans la dynamique de l’amélioration du climat des affaires, un arrêté interministériel du ministère du commerce et celui de la justice a autorisé le CFE à pouvoir faire cette publication en ligne. » Explique-t-elle.
Elle poursuit « Depuis c’était 62250 FCFA au niveau de Togo Presse et la publication était à 5000FCFA depuis 2014. Comme si cela ne suffisait, depuis novembre 2017, ce montant est ramené à un montant forfaitaire de 1000 francs CFA » Ajoute-t-elle.
Par ailleurs la cellule note également, la libéralisation du capital minimum. En 2014, l’OHADA a donné la possibilité de limiter chacun à son niveau le capital minimum. Le Togo avait limité son capital minimum à 100 000 FCFA contre 1 000 000 jusqu’en 2014. Mais depuis le 13 décembre 2017 le gouvernement a décidé de la libéralisation totale du capital minimum. Aujourd’hui, le capital minimum est de 20 000 FCFA et la part sociale aussi est librement fixée.
Elle indique également « Avant les opérateurs économiques retournent souvent bredouille juste parce que la dénomination qu’ils ont proposé à leurs entreprises existait déjà dans la base sans qu’ils ne le sachent. Mais depuis un temps, depuis votre maison sur le site du Centre de Formalité des Entreprises CFE notamment www.cfetogo.org ou www .cfetogo.tg l’on peut consulter la disponibilité du nom avant de la retenir. Ceux qui ne peuvent pas faire cette consultation depuis chez eux peuvent venir au CFE ou un espace est aménagé cet effet avec un ordinateur. » A-t-elle laissé entendre.
Il faut rappeler que le gouvernement compte mettre tout en œuvre pour que l’assainissement du climat des affaires demeure pérenne au Togo.
Hector Nammangue.





