La Journée Internationale de la Protection de la Couche d’Ozone a été célébrée hier, 16 septembre et à cette occasion le ministre en charge de l’environnement du Togo, André Johnson a indiqué dans un message , la responsabilité qui incombe chaque Togolais à contribuer à l’effort de protection de l’environnement et à réduire leur vulnérabilité face aux aléas naturels.
Placée autour du thème « Gardons la tête froide et poursuivons nos efforts-le protocole de Montréal », cette journée commémorée coïncide cette année avec le 31èm anniversaire du protocole de Montréal, relatif à des substances qui appauvrissent la couche d’ozone.Ce thème traduit ainsi, la nécessité de l’action collective des Parties à la Convention de Vienne, pour la protection de la couche d’Ozone.
Ceci, pour sauver cette structure gazeuse vitale pour la santé humaine et pour l’environnement. En effet, le 25 février 1991, le Togo a signé et ratifié la convention de Vienne pour la protection de la couche d’ozone et le protocole de Montréal traduisant dans les faits, son engagement à protéger la couche d’ozone et à réduire les émissions de gaz à effet de serre.
Le but de cette célébration est de permettre au Togo de porter un regard rétrospectif sur les activités initiées dans le cadre de la protection de la couche d’ozone et la lutte contre les changements climatiques.
Il s’est agi également de rappeler les résultats atteints et de sensibiliser la population tant au rôle de la couche d’ozone qu’au cadre réglementaire qui sous-tend l’utilisation des gaz frigorifiques.
À en croire le ministre en charge de l’Environnement, André Johnson, la gamme des substances chimiques indispensables à l’Homme dont les chlorofluorocarbones (CFC) ou fréon, les halons, le bromure de méthyle ont prouvé leur efficacité dans la réfrigération, l’extinction des incendies dans l’élimination des pestes en agriculture et autres. Mais, plus tard, ils se sont avérés très nuisibles à l’environnement.
« Les CFC sont des produits chimiques qui détruisent non seulement, l’ozone de manière significative avec pour conséquence la détérioration de vastes portions de la couche d’ozone, mais aussi contribuent aux réchauffements climatiques » a-t-il confié.
Et de marteler « Les Conséquences de la destruction de la couche d’ozone et du réchauffement du climat ne sont plus à démontrer « les fortes chaleurs, les pluies tardives et leur mauvaise répartition, les inondations, la sécheresse, l’érosion côtière, etc… Sont les manifestations que nous observons ces derniers temps »
En d’autres termes, pour répondre aux obligations vis-à-vis du protocole de Montréal, le Togo a mis en place depuis 2002, un plan de gestion de fluides frigorigènes. Il est articulé autour de trois points à savoir la phase de sensibilisation, l’information du public, la formation des techniciens de froid et des agents des douanes, l’établissement d’un quota pour règlementer le secteur des importations et enfin, le mécanisme de surveillance des importations de SAO dans le pays.
Pour information, selon un rapport de l’Union météorologique mondiale et du Programme des Nations Unies pour l’Environnement publié en 2014, il a été enregistré une stabilisation et meme un début de résorption de la couche d’ozone. Il a été également constaté par le même rapport selon André Johnson, une prévision de la reconstitution totale à l’horizon 2050. Mais néanmoins, ces résultats ne doivent pas endormir le monde et le faire perdre de vue la complexité du Problème.
Kofi Meser





