Ibrahim Thiaw quitte la Convention des Nations Unies sur la Lutte contre la Désertification

Après plus de six ans à la direction de la Convention des Nations Unies sur la Lutte contre la Désertification (UNCCD), Ibrahim Thiaw tourne une page de sa vie professionnelle.

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« C’est le moment de dire au revoir à United Nations Convention to Combat Desertification, et c’est l’heure de prendre du recul pour réfléchir aux prochaines étapes de la vie », a-t-il annoncé dans un message d’au revoir teinté d’émotion et de gratitude.

Le mauritanien, avec près de 30 ans d’expérience dans la diplomatie environnementale internationale avait rejoint l’UNCCD en 2019 en tant que Directeur Exécutif.

Sous sa direction, l’UNCCD a appuyé des projets d’envergure à travers le monde, notamment la Grande muraille verte (GMV) en Afrique, l’Initiative verte du Moyen-Orient ou encore le Partenariat mondial de Riyad pour la résilience à la sécheresse.

En 2022, la Convention  avait également lancé l’Alliance internationale pour la résilience à la sécheresse, en réponse à l’augmentation de ces phénomènes extrêmes.

Avant son rôle à la tête de l’UNCCD, Ibrahim Thiaw a été Sous-Secrétaire général des Nations Unies et Directeur exécutif adjoint du Programme des Nations Unies pour l’environnement (ONU Environnement), où il a dirigé de nombreux programmes et impulsé des réformes stratégiques.

Il a aussi été une personnalité de référence de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), notamment comme Directeur régional pour l’Afrique de l’Ouest, puis Directeur général par intérim.

Son parcours a été marqué par une volonté constante de relier la science, les politiques publiques et l’action sur le terrain pour la cause de la planète.

Dans une interview accordée à  l’équipe communication de l’UNCCD, le désormais ancien Secrétaire exécutif de la Convention des Nations Unies sur la Lutte contre la Désertification, est revenu sur son parcours et  ses profondes motivations.

  « Ce qui me tient éveillée la nuit, c’est la dégradation de la Terre et ses conséquences sur le bien-être humain. Ce qui me motive à me lever le matin, c’est la conviction que nous sommes des êtres humains suffisamment intelligents pour rétablir la terre que nous avons dégradée” a-t-il confié.

Une vision élargie de la santé environnementale

Au-delà de la simple restauration des sols, il faut redéfinir notre rapport à la santé, à la qualité de vie, à l’environnement. Pour lui, la santé n’est pas seulement d’éviter les maladies ou de prendre des médicaments. C’est aussi, et surtout, vivre dans un environnement sain.

« Le monde a maintenant réalisé que la santé n’est pas seulement l’absence de maladie. C’est aussi la qualité de la nourriture que l’on mange, de l’eau que l’on boit, et de l’air que l’on respire. »

Son message clair : Il faut un changement de perception. L’environnement ne doit pas être vu uniquement comme une « partie verte », mais comme un tout, où la santé des sols, des plantes, des animaux sont interconnectés.

Ibrahim Thiaw quitte l’UNCCD en cédant sa place à l’Égyptienne Yasmine Fouad, ancienne ministre de l’Environnement. La cérémonie de passation de fonctions a lieu ce mardi 5 août 2025, au siège de l’institution à Bonn, en Allemagne.

Par Akissa Yotou ASSENOUWE

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