Le président du Kenya, William Samoei Ruto croît dur comme fer que ce n’est qu’en passant par une énergie 100% renouvelable que l’Afrique peut stimuler son industrialisation. Lors du lancement, ce lundi à Nairobi, du Sommet Africain pour le Climat (ACS), il a indiqué qu’il faut impérativement axer l’action climatique sur les opportunités vertes.
« Les opportunités vertes sont le moteur qui permettra de propulser l’Afrique sur la voie du développement durable. Il s’agit là d’assurer la prospérité et le bien-être de la population croissante de l’Afrique sans enfoncer le monde dans une catastrophe climatique.», a-t-il lancé lors de son discours d’ouverture du sommet. Et pour le président kényan, ce n’est pas une proposition abstraite ou un simple vœu pieux. Mais, une possibilité réelle, prouvée par la science et confirmée par l’expérience émergente.
Un sommet pas comme les autres
Le monde et surtout l’Afrique font face de manière quasi-uniforme aux conséquences des changements climatiques. En raison de ce contexte, selon le président Ruto, ce qui différencie ce sommet sur le climat des autres, c’est l’esprit d’unicité qui y est prôné.

« Ce sommet vise à nous unir à travers les secteurs et les institutions, à travers les frontières des pays, à travers les continents et à travers les générations. C’est parce que nous avons tous un intérêt commun dans la capacité de la Terre à maintenir la vie, que nous devons envisager ensemble un avenir qui embrasse les valeurs d’égalité, de sécurité humaine et de partage d’égalité, de sécurité humaine et de prospérité partagée.», a-t-il affirmé.
Faire preuve de leadership en étant l’avenir de l’adaptation climatique
Pour le président Ruto, ce sommet ne vient pas accentuer les divisions Nord-Sud, des pays développés contre les pays en développement, des pollueurs contre les victimes. Mais, il vise à proposer des solutions africaines lors de la prochaine Cop 28 à Dubaï.

Ce qui paraît important également pour le chef d’Etat du Kenya, au cours de ce sommet, il s’agit de s’attaquer aux pertes et aux dommages et de mettre en place des mécanismes financiers appropriés pour la résilience qui s’accroît avec chaque événement et chaque épisode d’insécurité induit par le climat.
Aussi, précise-t-il « Une interaction des besoins et des responsabilités est un défi quotidien, mais il ne doit pas conduire à une impasse. Nous devons être attentifs au fait qu’ils peuvent parfois nous faire perdre de vue la situation dans son ensemble.»
Il faut noter que l’African Climate Summit (ACS) est le premier sommet entièrement africain sur le climat. Plusieurs dirigeants et délégués d’Afrique et du monde, dont le secrétaire général des Nations unies (ONU), Antonio Guterres, prennent part aux travaux qui se déroulent sur trois jours au Kenyatta International Convention Centre (KICC) de Nairobi.
Hector Nammangue depuis Nairobi pour Vert-Togo





