C’est à cet exercice que se prête plus de 250 acteurs venus de différents pays du continent et d’ailleurs durant 4 jours à Lomé. Ceci dans le cadre de la réunion annuelle des Directeurs du Programme élargi de vaccination (PEV) de l’Afrique de l’Ouest.
En effet, la vaccination permet de sauver des millions de vies et est largement reconnue comme l’une des interventions sanitaires les plus efficaces et les moins coûteuses. Pourtant, aujourd’hui, le nombre d’enfants qui, dans le monde, ne sont pas vaccinés ou qui le sont insuffisamment est encore de 19,4 millions.
L’objectif général de cette réunion est de faire la revue des stratégies, le partage d’expériences avec un accent sur les meilleures pratiques, les défis à relever, et comment mieux engager les parties prenantes, pour, au final, une amélioration des programmes de vaccination dans la sous-région.
Pour la représentante résidente de l’OMS au Togo, Dr Fatoumata Binta Tidiane Diallo, c’est avec désarroi qu’on constate une augmentation des enfants qui n’ont jamais reçu ne serait qu’une seule dose de vaccin, et la recrudescence des maladies qu’on pensait avoir maitrisé, particulièrement ces trois dernières années avec l’arrivée de la Covid-19.
« Nous devons poursuivre les efforts de renforcement de nos systèmes de santé à travers l’introduction de nouveaux vaccins au PEV (contre le cancer du col de l’utérus, contre le paludisme, etc…) pour protéger davantage nos enfants contre les maladies infantiles. »,a-t-elle affirmé.
Aussi, a-t-elle souligné « Il est essentiel de renforcer le système de santé et de renouer des efforts à la mise à échelle des interventions à haut impact ; d’investir dans des infrastructures de santé résilientes, de garantir l’approvisionnement en vaccin de qualité et de mettre en place des systèmes de surveillance efficaces pour détecter rapidement les flambées épidémiques. »
Les répercussions sans précédent de la pandémie de COVID-19 sur les services de vaccination de routine ont fait augmenter le nombre d’enfants « zéro dose » et sous-vaccinés, soit une hausse de 16 % entre 2019 et 2021 qui porte à environ 33 millions le total cumulé de ces enfants (sur la période 2019-2021), ce qui représente près de la moitié du nombre mondial, d’après les estimations de l’OMS et du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF).
« Il s’agit, entre autres, de réduire sensiblement le nombre d’enfants non vaccinés ou sous vacciné dès la naissance ; d’arrêter la circulation du poliovirus sauvage et des formes dérivées, de stopper toutes les flambés ou les recrudescences des maladies évitables par la vaccination », a rappelé Dr Fatoumata Binta Tidiane Diallo.





