Pour réduire les effets de l’érosion côtière, le gouvernement togolais, appuyé par la Banque mondiale et le fonds pour l’Environnement Mondial (FEM), s’est intégré dans le projet d’investissement de la résilience des zones côtières en Afrique de l’Ouest (WACA ResIP). L’objectif de ce projet pour le Togo est de renforcer la résilience des communautés et des zones cibles dans la zone côtière.
Il est indéniable que dans la mise en œuvre du projet, il peut arriver un certain nombre d’éléments qui peut pousser les acteurs et les bénéficiaires à se plaindre. Il peut s’agir des impacts sociaux pendant les travaux notamment des occupations temporaires de terrains privés, restrictions d’accès aux commerces, logements, perturbation des activités socio-économiques, perturbation de la circulation, risques d’accidents… Il peut s’agir aussi des impacts environnementaux pendant les travaux à savoir un dégagement de poussière, mauvaises odeurs, nuisances sonores et olfactives, vibration, dégradation du cadre de vie, accumulation de déchets de chantier.
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Les différents protagonistes de la mise en œuvre du projet doivent alors trouver des solutions immédiates aux craintes exprimées par les uns et les autres et acceptables par tous. Un document est donc élaboré à leur intention pour leur permettre de comprendre la bonne manière de s’y prendre avec les plaignants. Indique le Bihebdomadaire Togolais, l’Union pour la Patrie.
Selon la même source, le document met en place des mécanismes de gestions des plaintes avec des organes à tous les niveaux à savoir, le village et le canton avec le comité local de gestion, la commune avec le comité communal de gestion des plaintes coiffé par le maire, la préfecture avec la commission préfectorale de développement durable (CPDD), le comité central de gestion des plaintes (CCGP) au niveau du projet et le comité national de gestion des plaintes niveau ministériel (CNGP).
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Le mode de gestion retenu dans ce processus est ‘’la gestion à l’amiable’’ à tous les niveaux. Il évoluera en crescendo du village vers l’instance supra qui est l’unité de gestion du projet en fonction de la nature de la plainte.
Débuté officiellement en juillet2018, le projet WACA RESIP comporte cinq (5) composantes ci-après: intégration régionale; politiques, institutions et systèmes de soutien; investissements physiques et sociaux; coordination nationale et composante de contingence.
Au Togo, le bassin versant du Mono, le bassin versant du Zio et celui du Haho sont concernés. On fait savoir par exemple que les travaux de la protection du littoral côtier du Togo vont s’étendre de la localité d’Agbodrafo à Aného (frontière Togo-Benin).
Selon les statistiques, le littoral héberge actuellement 31% de la population ouest africaine et 51% de la population urbaine; On estime que 74 à 83 millions de personnes résideront en zone côtière d’Afrique de l’ouest à l’horizon 2050.
La mise en place d’un plan de gestion d’investissement multisectoriel pour une meilleure coopération est donc indispensable.





