Face à la recrudescence des inondations dans la capitale togolaise, le gouvernement, avec l’appui de la Banque mondiale, s’engage à renforcer la résilience du Grand Lomé. Ce jeudi, un atelier national a été organisé pour valider une étude sur les risques d’inondation, visant à proposer des solutions concrètes et durables pour minimiser les impacts des crues récurrentes.
Un atelier national de deux jours a été ouvert ce jeudi à Lomé, marquant une étape clé dans la validation de l’étude intitulée « Aléas et risques d’inondation dans le Grand Lomé ». Réalisée sur une période de 14 mois par le cabinet néerlandais Royal HaskoningDHV, l’étude a été financée par la Banque mondiale dans le cadre du projet CREWS.
Son objectif est de proposer des actions concrètes pour améliorer la gestion des inondations dans la capitale togolaise, régulièrement frappée par des crues dévastatrices.

Dr Koffi Hounkpe, expert en gestion des risques et catastrophes à la Banque mondiale, a souligné l’importance de cette initiative, qu’il qualifie de projet « opérationnel » et non théorique. « Ce n’est plus juste une question de gestion classique, mais d’aller plus loin. Nous voudrions que cette étude soit une étude de qualité qui permette de prendre des actions concrètes pour améliorer la gestion des inondations dans le Grand Lomé », a-t-il déclaré.
Grâce aux modélisations prévues, cette étude élargit le champ géographique couvert et propose des solutions spécifiques pour toutes les zones vulnérables de la capitale.

Dr Nelson Akibode, Directeur de la prévention, de la coopération et des affaires humanitaires à l’ANPC, a quant à lui mis l’accent sur la vulnérabilité accrue des centres urbains et semi-urbains face aux inondations.
« Nous avons constaté que nos centres urbains, semi-urbains et zones rurales ne sont plus épargnés par les inondations. Malgré les efforts du gouvernement, le réseau de drainage actuel n’est pas capable de contenir l’intensité des pluies que nous subissons », a-t-il expliqué.
Selon lui, cette étude a permis de cartographier les zones à risque et de formuler des priorités pour minimiser les impacts des inondations.

Cet atelier de validation, qui réunit des experts nationaux et multi sectoriels, sous la coordination de l’Agence Nationale de la Protection Civile (ANPC) , ambitionne d’harmoniser les solutions proposées afin de les rendre plus résilientes.
« Nous allons harmoniser les options qui permettront, dans les mois et années à venir, de minimiser, voire éliminer, les impacts des inondations dans toutes les communautés touchées », a ajouté Nelson Akibode.

Avec cet engagement fort, le Togo espère faire un pas décisif vers une gestion plus efficace et proactive des risques d’inondation dans la capitale et ses environs.





