Togo : L’insertion des jeunes dans la filière Café-Cacao , une vision du gouvernement

Le secteur café cacao connaît, une redynamisation grâce à l’inter professionnalisation. Principale culture de rente, la filière a connu des hauts et  des bas.Le constat est que les jeunes abandonnent le secteur pour se tourner vers d‘autres activités qui leur favorisera une meilleure condition de vie.

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Cette situation devient préoccupante  non seulement pour les producteurs mais aussi pour le gouvernement. Mardi dernier le Ministre de l’agriculture de la production animale et halieutique M. Koutera K. BATAKA a échangé avec les autorités de la zone café-cacao, et le personnel des services agricoles sur les opportunités du secteur. Cette rencontre d’échange a eu lieu au centre de l’Unité Technique Café Cacao (UTCC) à Kpalimé, localité située à 120Km de Lomé.

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Le gouvernement togolais par le biais du ministère de l’Agriculture de la production animale et halieutique veut créer des conditions favorables pour attirer les jeunes à se tourner vers la filière café cacao. Cette filière rencontre depuis un certain temps d’énormes difficultés suite aux vieillissements des plantes et des planteurs.

Les jeunes à la recherche d’une meilleure condition de vie ne sont plus préoccupés par la filière. Ils abandonnent donc ces activités pour se lancer soit dans le commerce ou encore dans ce qu’ils appellent dans leurs jargons le business. L’initiative du gouvernement sera peut-être la bienvenue.

Ces conditions qui prennent en compte, les crédits et la mise à disposition d‘outils devraient alléger le travail des producteurs en vue d’un meilleur rendement.  A cet effet, il est nécessaire de mobiliser les moyens pour y parvenir.

Pour le Ministre :  » Il faudra mobiliser: des terrains adaptés à la culture de café ou de cacao dont la jouissance est garantie pour le long terme.« 

Depuis un bon moment la filière café-cacao rencontre des difficultés. Cette situation a obligé le Conseil Interprofessionnel de la filière café-cacao (CICC) à faire des échanges avec le conseil interprofessionnel du Cameroun, afin de bénéficier des expériences pouvant permettre au Togo de mieux orienter son secteur. Selon les responsables de la filière au Togo, si les jeunes ont tendance a abandonné le secteur c‘est parce que le prix fixé par l’extérieur n’est pas encourageant et tant que le gouvernement ne revoit pas cette situation le problème va perdurer. Surtout que le prix ne couvre même pas les charges des producteurs.

La culture du café-cacao à longtemps représenté une part importante dans les exportations et constitue, l’une des principales activités qui a touché depuis longtemps près de 40000 ménages dans les régions des plateaux et centrales. A cet effet il est important d’évaluer les opportunités de terres exploitables dans cette localité pour mieux accompagner les producteurs et ainsi sélectionner les jeunes en leur garantissant, la création d’emploi et des richesses.

Lors de cette rencontre le ministre Bataka a effectué une visite de terrains avec les responsables de la structure au Centre de Recherches Agronomique Zone forestière (CRAF) à Tové, localité située à 2km du centre-ville de Kpalimé pour réfléchir ensemble sur ces opportunités.

Il faut rappeler que d’ici 2022 le Togo ambitionne passer d’une production annuelle de 12000 tonnes de cacao à 15000 tonnes et de 18000 tonnes de café à 25000 tonnes. Et pour répondre à ce défis de tailles les acteurs mobilisent les moyens nécessaire pour les atteindre.

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