En 2017, la dégradation de l’environnement côtier du Togo a couté 310 millions $ en 2017. Nous révèle une étude de la Banque mondiale, qui en fait notamment une estimation monétaire en Afrique de l’ouest. Spécifiquement au Bénin, en Côte d’ivoire, au Sénégal et au Togo.
Provoquée aussi bien par des facteurs naturels que par l’activité humaine, notamment un mauvais aménagement du territoire, l’érosion a coûté près de 1 milliard de dollars aux quatre pays.
L’étude de la Banque mondiale note toutefois que le phénomène est très inégal selon les régions, avec certaines zones très dynamiques et préservées voire même qui ont gagné du terrain, tandis que d’autres endroits ont perdu du terrain.
L’étude estime que 56 % du littoral du Bénin, de la Côte d’Ivoire, du Sénégal et du Togo est soumis à une érosion moyenne de 1,8 mètre par an. Particulièrement exposé à l’érosion, le Bénin perd en moyenne 4 mètres de rivage par an sur 65% de ses côtes.
Enfin, le rapport souligne que la pollution est également une préoccupation croissante pour de nombreux tronçons du littoral. L’effet combiné de la pollution atmosphérique, du manque d’approvisionnement en eau, d’un faible accès à l’assainissement et à une gestion appropriée des déchets pèse lourdement sur la santé et la qualité de vie des habitants. En 2017, cela a coûté environ 1,4 milliard de dollars aux quatre pays.
De fait , l’érosion côtière à elle seule a couté 213 millions $, soit 4,4% du PIB togolais de cette année. Sachant notamment, comme le souligne le rapport, qu’en proportion, le Togo a la plus grande concentration de population urbaine sur la côte, parmi les pays étudiés.
Les inondations quant à elles pèsent pour 10 millions $, en comparaison, pour les quatre nations réunies, les pertes sont évaluées 1,45 milliard $.
Du reste, l’impact financier de la pollution dans son ensemble s’élève à 87 millions $, soit respectivement 36, 23 et 28 millions $, pour l’eau, l’air et les déchets.
Afin d’aider les pays à faire face à ces défis et à préserver leur littoral, la Banque mondiale a lancé en 2018, le programme de gestion des zones côtières d’Afrique de l’Ouest (WACA). Le programme finance notamment la construction de mesures de protection, la restauration des mangroves et le traitement de déchets pour restaurer l’écosystème et lutter contre la pollution de l’océan.
Les Pays bénéficiaires étaient notamment le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Sénégal, Sao Tomé-et-Principe et le Togo.





