Togo : À Agou Gadzagan, produire du cacao, c’est s’en nourrir

« Comme on le dit communément, le cacao nourrit son homme. Et c’est au travers du Mécanisme Forest and Farm Facility de la FAO que nous avons décidé de donner l’opportunité aux producteurs de Gadzagan de connaître la valeur de leur produit qu’est le cacao. », a indiqué M. Koffigan Kpevon, Directeur exécutif de la Fédération des unions de l’association des producteurs de café-cacao du Togo (FUPROCAT) à Vert-Togo.

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Au Togo, le pays exportateur de cacao, nombreux étaient  ces producteurs qui ne savent pas ce à quoi est destiné le cacao qu’ils produisent et qu’on peut s’en nourrir. Ceci d’une part en raison de son goût amer, et d’autre part pour manque d’informations. Mais la donne a commencé à changer, un défi que s’est lancé Choco-Togo, l’entreprise chocolatière du Togo.

C’est ce qui justifie d’ailleurs la formation qu’elle a donné à la coopérative des cacaoculteurs d’Agou Gadzagan (environ 20 km de Kpalimé dans la préfecture d’Agou/Région des Plateaux).

« Cette formation, qui tourne autour de la transformation du cacao en chocolat, a fait du bien à nos producteurs. Ils ont découvert tous les bienfaits qui se cachent dans la fève de cacao et pourront en tirer profit. », explique M. Kpevon.

Et de féliciter « Nous saluons le professionnalisme de Choco Togo par son président Komi Agbokou. On a compris qu’avec ce que le gouvernement a mis  à cœur de faire au travers de la consommation locale nous allons promouvoir ce que nous avons de précieux : le cacao. »

Avec des mortiers et des pilons, Komi a appris à la vingtaine (20) de producteurs de cacao dans la localité de Gadzagan, les techniques traditionnelles de fabrication du chocolat et son emballage pour une conservation optimale.

Pour lui, le chocolat ne doit pas être un produit de luxe pour les producteurs de cacao.

« Ces producteurs de cacao peuvent maintenant se prendre en charge convenablement et c’est ce qui fait notre fierté en transmettant ces savoirs », a-t-il exprimé.

Cette série de formations financée par l’Organisation des Nations unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet : « Mécanisme, forêts et paysans ».

Elle se donne pour but de favoriser l’éclosion des entreprises de transformation de produits d’exportation et de permettre aux producteurs d’améliorer leurs revenus en diversifiant leurs activités et en apportant une plus-value dans la chaîne de commercialisation.

La FUPROCAT ambitieuse pour les années prochaines

Consciente de l’amélioration de la qualité du café et du cacao au Togo, la Fédération des unions de producteurs de café-cacao du Togo (FUPROCAT) se propose d’ici 2022, de contribuer à protéger les vergers de caféiers et cacaoyers contre les dégâts des feux de végétation, de régler l’ombrage de 5000  hectares de plantations de caféiers et cacaoyers à travers la production et l’installation de 125.000 jeunes plants fertilitaires et de bois d’œuvre.

Elle compte à cet effet receper 5500 hectares d’anciennes plantations de café et d’améliorer les revenus des planteurs de café et de cacao d’au moins 10% par rapport aux non-adhérents des Sociétés coopératives de producteurs de Café et de Cacao.

Il faut noter qu’elles sont deux (2) coopératives en tout à bénéficier de cette formation dont les producteurs du SCPCC Etsonenyo de Tove Atti de la préfecture de Kloto.

Kofi M.

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