Un texte sur la sortie des énergies fossiles a été adopté lors de la COP28 à Dubaï. Le négociateur togolais et coordonnateur régional Afrique de la GNDR, Adessou Kossivi, a exprimé sa satisfaction suite à ladite adoption.
L’adoption de ce texte sur la sortie des énergies fossiles lors de la COP28 est une étape historique dans les négociations climatiques internationales. C’est la première fois depuis l’accord de Paris en 2015 que les pays parviennent à se mettre d’accord sur un objectif concret et contraignant pour réduire et éliminer progressivement l’utilisation des énergies fossiles.
C’est une avancée majeure qui marque un tournant dans les négociations climatiques depuis l’accord de Paris et met en évidence l’importance de cette question dans la lutte contre le changement climatique.
Adessou Kossivi, en tant que négociateur togolais, a joué un rôle clé dans ces négociations fructueuses. Il a su défendre les intérêts des pays africains dont le Togo et a fait valoir l’importance de cette question pour les pays vulnérables aux effets du changement climatique.
Son engagement et sa persévérance ont contribué à influencer les discussions autour de la transition énergétique à l’échelle mondiale.
« C’est une satisfaction qu’on ait pu arriver à cette adoption. C’est aussi une grande joie parce que la COP de Dubaï devrait donner une nouvelle énergie. Elle devrait booster donc le multilatéralisme ou l’enterrer. Heureusement et fort heureusement, le multilatéralisme a survécu face aux soubresauts du bilatéralisme », a-t-il confié.
« L’accord n’est pas parfait. Parce qu’on a essayé des négociations, mais on part du principe que la conscience planétaire, la conscience globale a gagné parce que les pays ont su s’accorder sur l’essentiel pour donner un document, pour offrir à la planète un document qui pourra donc porter les fondements d’un avenir écologiquement et climatiquement viable, c’est à cela qu’on s’en tient. J’ai été émerveillé pour une fois par le discours des États-Unis, qui a reposer les jalons du multilatéralisme. Et également la nécessité de surpasser les considérations individuelles pour venir à un consensus. On aurait aimé ne plus avoir les énergies fossiles comme énergie principale. », a-t-il confié à notre rédaction.
Et de poursuivre « On aurait aimé avoir des engagements qui permettent de mettre en œuvre tout de suite les recommandations du GIEC, mais on n’a pas forcément des alternatives à tous ces souhaits qu’on a émis, donc je crois qu’on est sur la bonne voie, il faut rester positif, mais là, il faut donner du contenu. À cet accord, il faut démontrer la faisabilité et mettre les moyens nécessaires pour qu’on en arrive là. »
Un pas décisif vers la transition énergétique
Les négociations lors de la COP28 ont été intenses et difficiles, avec des débats animés entre les pays qui soutiennent une sortie rapide des énergies fossiles et ceux qui sont plus réticents aux changements drastiques.
Cependant, grâce à un dialogue ouvert et constructif, un consensus a finalement été atteint et le texte a été adopté. Selon le négociateur, c’est un grand saut qui pourra être démontré à la prochaine COP.
« J’espère qu’à la COP prochaine à Bakou, en Azerbaïdjan, on pourra démontrer le grand saut qu’on a fait dans le sens positif. On pourra démontrer les efforts, les tendances qui rassurent que d’ici 2030, on aurait fait la majeure partie sur cette question des énergies fossiles dans l’émission des gaz à effet de serre« , rassure-t-il.
« Nous aurons démontré que les engagements des pays rentrent dans la logique de la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Ces engagements renforcent l’adaptation et des actions concrètes ont été mises en œuvre pour réduire l’exposition ainsi que la vulnérabilité des communautés des pays face aux aléas climatiques, face aux pertes et aux dommages qui sont dus au changement climatique. », conclut-il.
La satisfaction exprimée par Adessou Kossivi reflète l’importance de cette avancée pour les pays en développement comme le Togo. L’adoption de ce texte marque un pas décisif vers une transition énergétique globale et met en évidence la volonté des pays de travailler ensemble pour lutter contre le changement climatique.
Il reste encore beaucoup à faire, mais cette étape encourageante montre qu’il est possible de surmonter les obstacles et de progresser vers un avenir plus durable et sans énergies fossiles.





