Sensibiliser au climat à travers la musique et la danse

En décembre 2023 se tiendra à Dubaï aux Émirats arabes Unis, la COP28. Une occasion pour des milliers d’acteurs œuvrant dans la lutte climatique de réfléchir sur les moyens à mettre en œuvre pour sauver la planète.

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En prélude à cette messe mondiale pour le climat, les acteurs de la société civile se mobilisent pour faire entendre leur voix. C’est pour joindre l’acte à la parole, que s’est tenu ce samedi 18 novembre 2023 à la case de Daltons à Lomé un concert en vue de porter la voix de l’Afrique dans la résolution des problèmes climatiques.

Pour ce faire plusieurs artistes de la musique du Togo, du Bénin et de la Côte d’Ivoire ont décidé ensemble de lancer une campagne dénommé The Africa climat Band concert tour.

Une initiative portée par plusieurs associations et organisations oeuvrant dans la lutte contre les changements climatiques. Il s’agit notamment de JVE, Yilaa, de Grabe Bénin, de ODD TV, Global Land Alliance, Youth and Land Multi-stakeholder platform in Africa.

Les thèmes développés tournent autour de « l’Afrique en tant que victime du climat », « l’Afrique en tant que leader climatique » à travers des chansons basées sur des solutions autochtones et sur le pouvoir de planter des arbres pour éliminer les gaz à effet de serre.

Cette initiative vise à éduquer le monde entier sur la manière de résoudre le problème climatique, d’enregistrer des chansons, de produire des vidéos à travers une tournée de concerts d’Africa Climate Band en Afrique de l’ouest.

Posant ses valises au Togo, cette tournée a déjà fait danser la Côte d’Ivoire et le Ghana, l’équipe d’Innocent Antoine Houedji sera au Bénin avant de s’envoler pour le Grand « African Climate Solutions Concert » à la COP28 à Dubaï en décembre 2023 prochain.

Pour ces artistes la puissance de planter permet de restaurer et éliminer des quantités importantes de CO2 en réduisant ainsi l’effet de serre.

Ce qui restaurera la base de la chaîne alimentaire océanique, ramènera rapidement d’énormes quantités de poissons, bénéficiant aux communautés côtières locales et nourrissant des nations entières.

« La meilleure façon de transmettre le message climatique c’est à travers la musique donc retourner aux anciennes bonnes pratiques c’est d’utiliser la musique pour faire passer le message. Nous avons initié en collaboration avec plusieurs partenaires cette campagne afin d’utiliser la musique pour faire passer le message et révéler les solutions climatiques des peuples autochtones. Voilà la raison pour laquelle nous avons initié cette campagne pour éduquer, pour sensibiliser, pour faire des plaidoiries par ce qu’à travers les chants et les danses, à travers la musique, le message est rapidement reçu et gardé par les citoyens », a expliqué Innocent Antoine Houedji, Coordonnateur de Youth Initiative for Land in Africa ( Yilaa) et un des organisateurs de cette campagne.

Cette initiative qui se veut pérenne, a déjà parcouru certains pays de la sous-région notamment la Côte d’Ivoire, le Ghana et aujourd’hui le Togo.

Après le Togo, l’équipe termine sa tournée africaine au Bénin avant de s’envoler pour la COP28 à Dubaï. Mais selon les organisateurs cette campagne ne s’arrête pas à la COP28 à Dubaï. « Dans le programme, nous visitons les peuples autochtones les communautés à la base pour apprendre d’eux les bonnes pratiques climatiques et sur la base de cela écrire des scripts, des chansons qui vont constituer des messages qu’on va révéler, qu’on va passer par la musique, par les chants et les danses à notre population africaine et à la population du monde entier », a t-il précisé.

Ce concept a été créé pour mobiliser l’Afrique et le monde autour des valeurs environnementales endogène. Le Togo qui est la troisième destination de cette tournée a commencé par la côte d’ivoire en passant par le Ghana, avant le Bénin pour également chanter, danser, voir qu’est-ce que cela donne et tester ce modèle mis en place pour lutter contre les changements climatiques.

Alex Carlin, musicien et l’un des organisateurs pense que depuis 50 ans l’Europe ne fait rien pour trouver une solution aux problèmes climatiques mais passe de conférence en conférence alors qu’en Afrique nous avons encore les solutions autochtones qui pourraient nous permettre d’apporter quelques choses pour résoudre le problème.

« L’Afrique est le leader et l’objectif pour nous c’est de faire comprendre ce fait aux Africains et au monde entier. Il est important qu’on puisse initier une chanson populaire qui pourra permettre à chacun de dire que l’Afrique est le leader des solutions climatiques. C’est pour cela que cette campagne est initiée pour travailler à cet effet »,a-t-il apporté.

Au Togo plusieurs défis font face aux jeunes et pour mademoiselle Blinani Tchablitiene Edwige, première promotrice et ambassadrice de l’environnement, Vision planète Verte 2023, deux défis principaux sont à combattre notamment le problème de salubrité et le problème d’assainissement.

« La salubrité c’est un grand fléau qui mine nos villes et l’assainissement, la gestion des déchets. Comment faire pour gérer efficacement et correctement les déchets sont de vraies problèmes que nous rencontrons tous les jours au quotidien” se questionne-t-elle.

Aussi la pollution fait que le CO2 stocké fait détruire des nutriments nécessaires notamment la vie des animaux aquatiques, la faune et humaine et pour y arriver il faut mettre en place des systèmes de mise en terre des plans pour réduire cette capacité de CO2 et en réduisant cette capacité de CO2, il faut essayer de créer une action entre l’humain et les arbres, puisque c’est un être humain qu’il faut entretenir.

La musique, une lutte au climat à travers la jeunesse

« La musique a une place pour apporter une solution à ces défis que nous avons. Dans cette lutte contre les changements climatiques notre première force est l’engagement des jeunes ce qui apporte un grand pouce dans la lutte et aujourd’hui nous savons tous que la jeunesse aime beaucoup la musique. Je pense que c’est un canal assez fort, simple et efficace pour pouvoir les toucher et permettre de les amener à agir par la suite », a relevé mademoiselle Blinani Tchablitiene Edwige.

Sena Alouka, directeur exécutif de l’ONG JVE a ajouté que cette lutte est motivée par l’engagement de la jeunesse. Et c’est la raison pour laquelle l’ONG JVE sensibilise la jeunesse à travers plusieurs canaux. Il loue par ailleurs cette initiative qui est également un moyen de sensibiliser les jeunes sur les défis et appelle ceux-ci à rendre actif leur action sur le terrain.

 Il a aussi appelé à apporter des accompagnements et encouragements à l’endroit des jeunes dans le sens de la protection de l’environnement afin “qu’ils puissent créer de la valeur ajoutée et créer de la richesse”.

Pour finir Sena Alouka a invité les acteurs à s’armer de courage, d’aider les Etats à réduire leur émission d’à peu près 43% par rapport à ce qu’ils émettaient en 2019 pour arriver à rattraper le train de 1,5 °C.

Il invite à planter des arbres, à revoir les modes de production en faisant confiance à l’agriculture qui respecte l’environnement notamment l’agroécologie, d’éviter le gaspillage inutiles d’aliments, de devenir des végétariens, de retourner à la pharmacopée traditionnelle, et l’éducation à l’environnement.

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