Secteur informel : Le lavage-auto, une activité économique porteuse

Sous un soleil de plomb, l’homme de la quarantaine, luisant de sueur, le dos courbé, les yeux rivés sur le sol, s’acharnait sur l’engin à deux roues d’un gros bonnet de la ville de Lomé. Marié et Père de 04 enfants, Saïd Souleymane est le responsable d’un site de lavage de moto situé dans le quartier de Totsi, une artère de Lomé.

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En l’absence de ces apprentis ,des rares fois, il  s’adonne à cœur joie à ce travail, qui consiste à rendre propre les moyens de déplacement des populations environnantes et en retour, celle-ci assez rémunérateur , lui permet de prendre soin comme il se doit ,de sa famille.

Activité autrefois, absente de tous, le secteur de lavage d’autos, à Lomé, est désormais d’actualité et fait attirer bon nombre de gens. Souleymane ,lors de notre enquête dans la ville de Lomé, nous confie qu’il exerce cette activité depuis 2005.

« J’ai commencé ce travail, il y a de cela 13ans, le début était assez pénible, mais aujourd’hui je peux rendre grâce à Dieu car je ne me plains plus. Aujourd’hui cette activité me permet de nourrir ma famille et assure ma survie » confie t-il.
Au jour, d’aujourd’hui l’entrepreneur Togolais emploie 12 ouvriers composés essentiellement de jeunes scolarisés et déscolarisés. Par jour ces jeunes sont répartis en équipe de six, selon leurs emplois du temps.

Les tarifs du service varient régulièrement selon les dires de notre homme, en fonction des engins à laver et selon les prestations qui y affèrent.

« Pour un lavage à mains nues où avec des matériels assez sophistiqués comme l’aspirateur qui est utilisé et bien d’autres objets ou selon le lavage du moteur de l’engin les prix varient. Les voitures et taxis, le prix est de 2000 F CFA le lavage à mains nues, celui avec les matériels s’élèvent à 4000 F CFA » souligne t-il.

« Ailleurs ces prix peuvent doubler pour les mêmes sortes de lavage. Quand aux gros engins comme les bus de transport, les camions, le prix du lavage se discute entre 5000 et 6000 F CFA et parfois plus » ajoute t-il.

Le lavage auto, son déroulement

L’opération se déroule en plusieurs étapes à savoir le prélavage, le lavage, le rinçage et le séchage.
Sur les lieux, notre rencontre avec des clients nous ont fait comprendre le bien fondé d’entretenir leurs engins et donc, à faire recours aux services des sites de lavage d’auto.
« Il n’est pas convenable d’avoir un engin pour déplacement qui se trouve dans un état d’insalubrité grandiose et être tout propre dessus » scande Kofi Amewonou, un zemidjan les hanches étroites et le ventre légèrement bombé.

Quand l’activité fait recette

D’autres responsables de la même activité génératrice de revenu ont estimé que la recette journalière de cette activité peut tourner entre 20 et 23 milles F CFA après déduction des charges du jour notamment le paiement des employés, l’achat des produits d’entretien de véhicules etc.…et pour ajouter les frais d’électricité.

Les quelques ouvriers croisés dans d’autres sites de lavage ont affirmé que c’était un travail qui demande assez de promptitude et de dynamisme.

« Je viens au travail très tôt déjà à 06h30 suis sur les lieux et je termine à 17h30, je peux laver dans cet intervalle de temps 10 à 20 véhicules et motos par jour » Affirme t-il.

Et de poursuivre de plus belle « nous sommes payés, mes collègues et moi par rapport à la recette journalière. Moi personnellement je travail quatre fois par semaine et je gagne au minimum 3500FCFA par jour raconte Abdou Seydou, dont le salaire mensuel avec ces dires peut avoisiner 56 000 FCFA » affirme t-il.

Il confie également «  c’est cette activité  qui m’aide à assurer mon loyer, à nourrir ma famille et à assumer d’autres charges » conclu t-il.

Cependant même si l’activité est génératrice de revenu, elle est également jonchée de certaines difficultés selon notre enquête sur le terrain. « Nous remettons quelques fois certains engins après avoir été lavés en marche vainement. Du moment où le client a conduit son engin sans difficulté pour arriver chez nous alors nous nous devons de le mettre en marche à nos propres frais des fois avant que le proprio ne débarque » explique d’un ton assez froid Claude Amission.

De tout ce qui précède il en ressort du tableau peint que cette activité  aide ces exécutants à pouvoir  joindre les deux bouts mais toujours est-il que les problèmes d’ordre étatique se pose comme la mairie qui n’est pas assez joviale en  matière de leur occupation anarchique le long de certaines voies publiques.

Hector N.

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