Chose promise, chose due. La convention de partenariat pour la recherche paléontologique au Togo entre SCANTOGO, filiale du Groupe HeidelbergCement et Lucien Amoudji, premier Docteur togolais en paléontologie, est effective.
La signature de cette convention est intervenue fin 2021, pour une durée de deux ans.
SCANTOGO a promis son soutien à Dr Lucien Amoudji pour ses travaux de recherche paléontologique dont les premiers résultats issus de la carrière de la société sise à Sika-Kondji (Tabligbo) sont historiques et uniques pour le patrimoine scientifique togolais.
C’est désormais effectif. En effet, les calcaires paléocènes du Togo (région de Tabligbo) ont fait l’objet d’un premier inventaire par l’Allemand Stromer (1910).
Ce dernier a mis en évidence quelques dents de sélaciens (requin et raies) et de rares restes de reptiles. Et depuis lors jusqu’en 2016, aucune étude paléontologique n’avait été entreprise sur cette partie du bassin. La richesse en restes de vertébrés dans les niveaux rencontrés et parfois encroûtés dans les couches calcaires, laisse prédire de nouvelles découvertes par le biais d’une intensification de la prospection par niveaux ou en surface, et par le traitement de sédiment à l’acide.
C’est ainsi que Dr Lucien Amoudji s’est rapproché de SCANTOGO, afin de le soutenir dans son projet de recherche paléontologique dénommé « PaleonTogo ».
Une sollicitation à laquelle la société de production et de commercialisation de clinker a favorablement répondu, en appuyant les travaux de recherche scientifique effectués dans sa carrière de Tabligbo et la sauvegarde du patrimoine paléontologique togolais. Ceci, par le financement des recherches et la mise à disposition de sa carrière pour les fouilles.
Le projet vise principalement à effectuer une étude détaillée sur la faune de Paléocène et de l’Eocène basal du Togo à travers un large programme de prospection et fouille dans la carrière de SCANTOGO.
Il s’agit spécifiquement d’intensifier la prospection et les fouilles dans la carrière, de rechercher par lavage-tamisage, des assemblages de micro et macro-restes souvent très informatifs, d’étudier et publier le matériel inédit découvert, de préserver et exposer le matériel étudié dans les collections du département de géologie de l’Université de Lomé, ce qui la rendra accessible à tous, en règle avec les exigences internationales, et de créer une collection de fossiles à SCANTOGO.
Cela permettra d’avoir une meilleure connaissance sur l’origine et la diversité faunique, l’évolution de l’environnement de dépôt des formations du groupe de Tabligbo.
Une collection de référence et une collection pédagogique (enseignements en Licence et Master) seront également mises en place au Département de Géologie de l’Université de Lomé.
Les diffusions (scientifiques et grand public) des résultats seront effectuées par le biais de posters et conférences qui pourront être proposés à l’Université de Lomé lors de congrès internationaux, puisqu’elle demeure propriétaire des données acquises sur le terrain, de même que des résultats des travaux effectués par Dr Lucien Amoudji.
Tous les spécimens découverts dans la carrière de SCANTOGO seront conservés à l’Université de Lomé et ne peuvent être utilisés à des fins autres que scientifiques ou pédagogiques et ne pourront pas faire l’objet d’utilisation à des fins commerciales ou industrielles.
Dr Lucien Amoudji est très content d’avoir signé cette convention de partenariat avec SCANTOGO. « Je suis très heureux. C’est historique.
Je vais me mettre au travail pour des résultats exceptionnels qui feront date et qui vont enrichir notre patrimoine paléontologique. C’est un grand coup de pouce pour les recherches scientifiques dans notre pays », a-t-il confié à notre rédaction.
Avec Nouvelle tribune





