L’Organisation de l’alimentation et de l’agriculture ( FAO) a marqué sa présence mercredi 18 décembre à la célébration en différé de la Journée mondiale du diabète, habituellement commémorée le 14 novembre.
Djiwa Oyetounde, chargé de bureau au Togo, a mis en exergue le rôle prépondérant de l’alimentation dans la prévention et la gestion du diabète. « La nourriture doit être notre premier médicament face au diabète », a-t-il affirmé, soulignant la nécessité d’une transition alimentaire pour répondre aux défis de santé publique.
L’approche intégrée adoptée par la FAO repose sur la collaboration avec des institutions scientifiques togolaises comme l’Institut Nationale de l’Hygiène (INH) et l’Institut togolais de recherche agronomique l’(ITRA).
Le laboratoire de l’INH a analysé des prélèvements sanguins des patients pour évaluer les impacts de l’alimentation sur leur état sanitaire. Parallèlement, l’ITRA s’est concentré sur la composition des aliments locaux, examinant notamment les taux de lipides, de glucides et de protéines. Ces études croisées ont permis d’obtenir une compréhension scientifique approfondie des plats traditionnels et de leurs effets sur la santé.
Pour la FAO, il s’agit d’aller au-delà de simples recommandations alimentaires. Il est question de transformer les systèmes alimentaires pour qu’ils soient à la fois durables et adaptés aux besoins nutritionnels des populations. Cette démarche s’inscrit dans l’un des objectifs prioritaires des Nations Unies, visant à accélérer l’atteinte des Objectifs de Développement Durable (ODD) d’ici 2030.
« Aux côtés de l’INH et de l’ITRA, nous travaillons à sensibiliser les populations sur l’importance de consommer des aliments sains et équilibrés, tout en valorisant les ressources locales », a conclu M. Oyetounde.
En encourageant des pratiques alimentaires responsables, la FAO entend contribuer significativement à la lutte contre le diabète au Togo et au-delà.





