Les défenseurs de l’environnement au Togo ont lancé une campagne nationale visant à dénoncer l’usage des sacs plastiques comme emballage par les vendeurs dans les rues de Lomé, la capitale du pays et sur toute l’étendue du territoire national.
Cette initiative, dévoilée sur les réseaux sociaux le 20 février dernier par le groupe des OSC a pour ambition d’interdire les sacs plastiques qui polluent l’environnement au Togo.
De fait, les sachets plastiques non-biodégradables constituent un véritable cancer tant pour l’environnement que pour la vie animale tant terrestre que marine et à la santé humaine. L’année 2018 a d’ailleurs été consacrée par les Nations unies à l’éveil des consciences sur la nécessité de mettre fin à ce type de pollution.
Les conséquences inquiètent sérieusement et les Nations unies encouragent à réduire voire à mettre fin à la production et à l’utilisation des objets en plastique à usage unique.
Chaque année, plus de huit millions de tonnes de plastiques – bouteilles, emballages et autres déchets – sont déversés dans l’océan, avec pour conséquence la dégradation de la vie marine a indiqué le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE).
Conscient du danger, le gouvernement togolais a adopté en 2011 une loi interdisant la production, l’importation et la commercialisation des sachets plastiques non-biodégradables.
Malheureusement, cette loi n’ a jamais été appliquée. Le constat fait est que l’usage du plastique se généralise au lieu d’être amoindrie.
S’adressant sur les réseaux sociaux, les organisations de la société civile ont déclaré que cette campagne vise à faire du Togo un pays propre et débarrassé de la pollution.
Elle se manifestera par un refus systématique de tout sac plastique offert dans les boutiques, marchés, pharmacies, services divers.
« Refusez tout sachet plastique. Ne vous laissez pas berner par tout débat sur les sacs soi-disant biodégradables ou pire oxo-biodégradables. C’est du pipo, ils vous trompent. Nous, citoyens ne voulons juste plus de sachets plastiques, non seulement pour la planète, la beauté de nos villes et la santé des animaux, mais aussi parce que des alternatives durables et créatrices d’emplois existent » peut-on lire.
Pour aider les populations à faire la transition, des solutions sont proposées. Il s’agit notamment de prendre des sacs de la maison en allant faire des courses, acheter des bouteilles réutilisables ou prendre des bidons d’eau pour éviter les « pures water ». Ils doivent aussi réduire l’achat de produits avec des emballages en plastique et rejeter tout simplement le plastique surtout pour les petits achats proches des lieux de résidence ou de travail.





