Depuis jeudi, les écoles primaires de New Delhi en Inde ont basculé vers l’enseignement à distance en raison d’une pollution atmosphérique alarmante. Cette décision, annoncée par la ministre en chef locale, Atishi, intervient alors que la capitale indienne connaît son pic annuel de smog hivernal. Ce phénomène récurrent provoque chaque année des fermetures d’écoles et des perturbations majeures dans la vie quotidienne.
Des niveaux de pollution alarmants
Les particules fines PM2,5, actuellement 50 fois supérieures aux seuils recommandés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), représentent un danger critique. Ces particules microscopiques, capables de pénétrer dans la circulation sanguine, augmentent les risques de maladies cardiovasculaires, respiratoires et de cancers. Selon une étude, 12 000 décès annuels à Delhi sont attribués à la pollution de l’air, et en 2019, elle a causé 1,67 million de morts à travers l’Inde.
Face à cette situation, les autorités locales ont adopté plusieurs restrictions, notamment l’interdiction des activités de construction, la limitation de la circulation des camions diesel et la promotion de pratiques comme éteindre les moteurs au feu rouge. Des initiatives technologiques ont également été testées, comme l’installation de tours de filtrage d’air et l’usage de drones pour pulvériser de l’eau sur les zones les plus polluées. Cependant, ces efforts restent insuffisants selon les ONG environnementales, qui demandent des mesures plus ambitieuses pour s’attaquer aux causes profondes des émissions.
Un problème global avec des conséquences locales
La crise de New Delhi illustre une problématique mondiale : les émissions de dioxyde de carbone provenant des combustibles fossiles continuent de croître, et aucun ralentissement significatif de la consommation de pétrole, de gaz ou de charbon n’est observé. Dans cette mégapole de 30 millions d’habitants, la pollution de l’air constitue une double urgence, à la fois sanitaire et environnementale.
Pour protéger sa population, New Delhi doit adopter des politiques plus radicales et durables. Cette crise, bien que locale, met en lumière un défi universel : la nécessité de réduire notre dépendance aux énergies fossiles pour préserver la santé publique et l’environnement mondial.





