Kossivi Adessou, le Responsable Afrique de GNDR, le plus grand réseau mondial d’organisations travaillant à renforcer la résilience des personnes les plus exposées aux catastrophes a partagé ses réflexions face à la décision de localiser le secrétariat du Réseau de Santiago sur les pertes et dommages (SNLD) à Genève, en Suisse. Selon lui, cette décision pourrait marginaliser davantage les pays en développement, qui sont les plus vulnérables aux effets du changement climatique.
Adessou souligne que cette décision, prise lors de la première réunion du conseil consultatif du SNLD, va à l’encontre des recommandations des « co-hôtes » du secrétariat, l’UNDRR (The United Nations International Strategy for Disaster Reduction) et l’UNOPS (The United Nations Office for Project Services) .
Il critique le fait que les pays en développement devront continuer à se tourner vers Genève pour obtenir des financements, malgré les coûts élevés associés à cette localisation. Il note que le soutien financier suisse pourrait être mieux utilisé dans des régions plus proches des pays vulnérables.
« Nous savons tous que Genève est l’une des villes les plus chères du monde. Par conséquent, tout ce que le gouvernement suisse offre au secrétariat peut être utilisé ailleurs de la manière la plus efficace. De plus, pour un secrétariat jeune et « pauvre » sur un sujet qui a mis trois décennies à être officiellement intégré dans le « protocole des négociations », il est tout simplement hors de propos de prendre une telle décision« , poursuit-il.
Enfin, Adessou appelle à une réévaluation de cette décision, soulignant l’importance de placer le secrétariat dans un endroit qui reflète les besoins et les réalités des pays en développement. Il affirme que cette localisation pourrait entraver l’efficacité du secrétariat et limiter l’accès des pays vulnérables aux ressources nécessaires pour faire face aux pertes et dommages causés par le changement climatique.





