Péage au Togo : les tarifs revus à la baisse pour les poids lourds et les bus

Un arrêté interministériel signé le 1er juillet 2026 ajuste les droits de franchissement aux postes de péage du réseau routier togolais. Contrairement à ce que l’on pourrait craindre, la révision joue en faveur des transporteurs : les tarifs baissent pour les bus, autocars et la quasi-totalité des poids lourds.

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C’est une mesure qui concerne tous les usagers de la route au Togo. Un arrêté interministériel n°005, signé le 1er juillet 2026 à Lomé par cinq ministres, a procédé à un ajustement des tarifs de franchissement des véhicules par catégorie aux postes de péage nationaux.

Parmi les signataires figurent Georges Essowè Barcola (Finances et Budget), Sani Yaya (Travaux publics et Infrastructures), Comla Kadje (Transports) et Badanam Patoki (Économie et Veille stratégique).

La Société Autonome de Financement de l’Entretien Routier (SAFER) a procédé, dès le 2 juillet, à la mise à jour de ses systèmes informatiques et à la reprogrammation de ses terminaux de paiement.

Les nouveaux tarifs sont effectifs depuis le 2 juillet 2026 à 23h59 sur l’ensemble du territoire. Qui paie moins, qui reste stable ? Les engins à deux roues (50 FCFA), les tricycles (100 FCFA), les véhicules légers (500 FCFA) et les minibus de 9 à 15 places (500 FCFA) ne connaissent aucun changement. En revanche, les bus et autocars voient leur tarif passer de 1 500 à 1 400 FCFA.

Les réductions sont plus importantes pour les poids lourds. Les camions à 2 essieux passent de 2 500 à 2 400 FCFA, ceux à 3, 4 ou 5 essieux de 3 000 à 2 800 FCFA, ceux à 6 ou 7 essieux de 3 500 à 3 300 FCFA, et les plus lourds, à 8 essieux et plus, de 5 000 à 4 700 FCFA.

L’arrêté abroge toutes les dispositions antérieures, notamment l’arrêté n°002 du 25 juillet 2022 qui était jusque-là en vigueur. Des routes à entretenir, une équation difficile

Créée en 2012 par décret, la SAFER a pour mission de financer l’entretien du réseau routier national. Ses ressources proviennent pour 63% des droits d’accise sur les produits pétroliers et de la taxe sur les véhicules à moteur, collectées par l’Office Togolais des Recettes (OTR), et pour 37% des droits d’usage de la route perçus aux postes de péage.

Or, entretenir les routes du pays nécessite chaque année environ 30 milliards de FCFA, alors que les ressources totales mobilisées ne dépassent pas en moyenne 17 milliards selon la République Togolaise.

La SAFER gère aujourd’hui plusieurs postes de péage répartis sur tout le territoire : Vodougbé, Davié, Zanguéra, Sotouboua, Alédjo, Défalé, Ponie, Adéta et Tabligbo.

En mars 2026, une délégation du Fonds d’Entretien Routier du Niger s’est rendue à Lomé pour s’imprégner de son modèle, en particulier ses dispositifs automatisés de péage et de pesage, désormais considérés comme une référence dans la sous-région.

La SAFER invite les usagers à se présenter aux guichets avec la monnaie exacte correspondant à leur catégorie de véhicule, afin d’éviter tout désagrément. Pour les abonnés au système automatisé, le paiement par carte ou vignette reste possible via safer.tg

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