Depuis les années 90, la population d’éléphants subit des pressions de la part des communautés riveraines, qui se traduisent surtout par l’envahissement du parc national Fazao-Malfakassa à des fins anthropiques. Cette situation a mis en mal les rapports entre les éléphants et les hommes.
Ceci a entrainé une augmentation des conflits hommes-éléphants, matérialisés par les dévastations des champs par les pachydermes, d’où le mécontentement des riveraines vis-à-vis des gestionnaires du parc. La dégradation du système national des aires protégées du Togo est alors due aux pratiques agricoles, au pâturage, à l’installation des habitations, au braconnage, aux feux de brousse et à l’exploitation forestière incontrôlée.
D’où le projet «Appui à l’intégration des communautés locales dans la gestion des éléphants du parc national Fazao Malfakassa» qui a élaboré un programme d’information, d’éducation et de communication. De même, le projet «Développement durable basé sur les moyens de subsistance respectueux de la biodiversité autour du parc FazaoMalfakassa», pour diversifier l’économie locale sur la base des activités alternatives et améliorer les moyens de subsistance à travers l’utilisation durable de la biodiversité.
C’est dans le cadre de ce projet «Appui à l’intégration des communautés locales dans la gestion des éléphants du parc national Fazao Malfakassa», avec l’appui financier du Fonds pour l’Eléphant d’Afrique, que des communautés riveraines et gestionnaires du parc se forment actuellement, du 27 au 29 mars 2023 à Blitta-gare, sur les techniques simples de refoulement des éléphants, y compris les mesures de protection des cultures et des biens, la gestion des conflits hommes-éléphants, les techniques de gestion des interfaces aires protégées-périphéries ainsi qu’en gestion des conflits autour des aires protégées et les techniques sur les textes juridiques en matière d’aires protégées.L’initiative est du ministère de l’Environnement et des ressources forestières.
Pour le directeur régional de l’Environnement et des ressources forestières, la formation doit amener à sécuriser les populations d’éléphants à travers la réduction des conflits hommes-éléphants et à améliorer les conditions de vie des populations locales et leur cohabitation avec les éléphants. Lui qui a bien rappelé les pressions que subissent les populations d’éléphants de la part des communautés locales installées dans et autour du parc.
Récemment, toujours pour préserver l’aire protégée du parc national Fazao-Malfakassa, les groupements Renaissance de Elavagnon-Todji (préfecture de Blitta), Dazasso de Fazao et Essossina de Méwèdè (tous deux dans la préfecture de Sotouboua) ont reçu un kit apicole complet, composé des enfumoirs, des ruches, des extracteurs de miel, des cires gaufrées, des pots à miel, des filtres et maturateurs, des combinaisons et paires de bottes, des tonnelets plastiques de 100 litres, etc.
Le tout, pour renforcer les activités génératrices de revenus des bénéficiaires ; réduire les conflits entre les riverains et les éléphants qui dévastent, par moments, les cultures ; les encourager à continuer d’œuvrer aux côtés de l’administration forestière pour la conservation du plus grand parc du Togo en évitant le braconnage et les coupes frauduleuses à des fins de carbonisation.
Union pour la Patrie





