Le sommet international sur la conservation des forêts, la protection du climat et la biodiversité a été ouvert depuis le mercredi 1er mars dans la capitale gabonaise.
Bonne nouvelle, les travaux ont finalement débouché sur la mise en place d’un fonds spécifique qui servira à financer un mécanisme de rémunération des pays exemplaires dans la conservation des forêts et la sauvegarde de leurs stocks vitaux de carbone et de biodiversité, via des «certificats biodiversité».
L’annonce a été faite par le chef de l’État français, Emmanuel Macron. « Nous allons mettre 100 millions d’euros additionnels à disposition des pays qui souhaitent accélérer leur stratégie de protection des réserves vitales de carbone et de biodiversité, dans le cadre de partenariats PCP Programme de Partenariat Pays. », a-t-il affirmé.
Ces certificats selon Emmanuel Macron pourront être échangés avec des États souverains ou avec le secteur privé « au titre de contribution à la protection de la nature ». « L’objectif est de débloquer rapidement des financements pour développer l’analyse scientifique dont nous avons besoin et accélérer le développement de projets concrets au bénéfice des populations locales. », ajoute-t-il.

Une partie de ces financements viendra aussi renforcer l’initiative pour les forêts d’Afrique centrale (CAFI) pour laquelle la France doublera sa contribution [de 3 à 6 millions € par an].
Régulariser la finance carbone par des mécanismes
Sur la question du marché du carbone, initialement pensée pour financer des réductions d’émissions dans le cadre de l’Accord de Paris, Emmanuel Macron a indiqué que le cadre du marché volontaire est défaillant.
« Dès lors qu’il permet d’échanger de la déforestation évitée, sans régulation claire ni système de contrôle efficace, dépréciant le prix du carbone et entraînant des phénomènes de green washing, c’est un modèle défaillant.», a-t-il lancé.
Avant d’ajouter que « Dans ce système, les pays qui ont des stocks de forêts intacts et qui souhaitent les préserver n’ont pas de réelle incitation économique à le faire, puisque le marché ne reconnaît pas à sa juste mesure la valeur des stocks. »
Au vu de cette situation, il propose que la finance carbone soit revue par des mécanismes solides et régulés du côté de la finance biodiversité. « Nous devons réconcilier les deux COP. », conclu t-il.
Par Hector NAMMANGUE depuis Libreville (Gabon) pour Vert Togo





