Prévenir l’essor de l’extrémisme violent dans le contexte des changements climatiques, est impératif pour le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD).
Pour parvenir à ce résultat, l’Agence onusienne s’inscrit dans une optique de matérialisation du projet Atlantic Corridor Initiative 2023-2025, qui vient à point nommé contribuer à prévenir et traiter les facteurs immédiats et localisés de radicalisation conduisant à l’extrémisme violent dans les communautés cibles au Bénin, en Côte d’Ivoire, au Ghana et au Togo avec un accent particulier sur le renforcement des messages alternatifs et des contre-récits dans les pays cibles, y compris les discours haineux promouvant la violence et l’extrémisme violent, en s’appuyant sur le rôle des médias et des organisations confessionnelles, des jeunes et des femmes en tant qu’agents de paix et messagers de confiance.
Ces efforts vont s’articuler également autour de la création d’opportunités économiques durables, et de la promotion de la cohésion sociale. En investissant dans de telles approches préventives, les communautés du corridor atlantique pourraient mieux faire face aux défis complexes posés par les changements climatiques et l’extrémisme violent.
C’est les diverses raisons qui ont motivé la tenue d’un atelier d’échange sur la promotion des valeurs de paix et de cohésion sociale ce mercredi à Lomé par le Programme des Nations Unies pour le développement au Togo.
L’objectif général est de faire l’état des lieux de la problématique de la désinformation/ mésinformation, des récits haineux et de proposer des initiatives et les messages de cohésion sociale pour la consolidation des acquis dans la prévention et la lutte contre l’extrémisme violent.
« Le Togo fait partie des pays du corridor atlantique où pendant très longtemps, on a vécu dans la tranquillité. Mais depuis un certain temps, cette paix est menacée. Et le principal élément que tout le monde retient, c’est l’extrémisme violent, mais cet extrémisme violent se greffe sur quelque chose. La question se pose de savoir quels sont les facteurs qui favorisent l’implantation de cet extrémisme ? On a d’abord identifié les discours qui circulent dans les communautés liées à la mésinformation et à la désinformation et aux problèmes liés à la transhumance. »,a expliqué ATTI Anani,Consultant facilitateur.
Aussi prévient -il « Si, cette problématique continue par nous emballer alors que de l’autre côté la menace de l’extrémisme violent progresse, nous sommes doublement en danger. L’objectif visé, c’est d’inverser la dynamique, permettre aux populations de comprendre l’importance des messages alternatifs, qui doivent être construits par les parties prenantes au projet. Des messages qui doivent être véhiculées, qui doivent atteindre toutes les cibles pour nous permettre un profond changement et de mentalité pour promouvoir la cohésion sociale. »
Les liens entre les changements climatiques et l’extrémisme violent dans le corridor atlantique sont de plus en plus évidents. Les effets dévastateurs des phénomènes climatiques extrêmes, tels que les tempêtes tropicales et les sécheresses, peuvent non seulement déstabiliser les communautés locales, mais aussi aggraver les tensions sociales préexistantes, augmentant ainsi le risque de radicalisation violente. Ces défis exigent une réponse concertée qui intègre à la fois la protection de l’environnement et la promotion de la cohésion sociale.





