Lutte contre la cybercriminalité : Une loi très bientôt

Dans les mois à venir l’état Togolais dans sa stratégie de lutte contre la cybercriminalité va adopter une loi sur la cybercriminalité. C’est en substance ce qui ressort d’un récent communiqué sorti par le ministère en charge des postes et de l’économie numérique.

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A en croire le dit communiqué l’une des dispositions qui seront prises sera la création d’une Agence de Cyber sécurité et d’un Computer Emergency Response Team CERT.

Dans cette logique, le ministère en question chargé de la mise en application de cette loi a lancé un concours qui a suscité de l’intérêt au vu des candidatures recueillis.

Le test qui s’est déroulé le 18 avril 2018 n’a pas été ouvert uniquement qu’aux étudiants et étudiantes mais aussi à tous les citoyens togolais résidant sur le territoire national et qui détiennent un diplôme de la CIC, l’UCAO et l’IAI.

La cybercriminalité dans toute sa définition

Elle se définit comme toute infraction perpétrée à l’aide d’un ordinateur, de tout autre matériel numérique ou encore par un réseau de téléphonie ou de l’internet.
Le dit fléau a gagné du terrain dans plusieurs pays de la sous région et est sans cesse grandissante au Togo, selon le dernier rapport fait par le ministère en charge de la sécurité et de la protection civile.

Les cas les plus récurrents sont des chantages à la vidéo, la victime fait une rencontre d’une quelconque personne sur un réseau social. Avec l’usage de divers subterfuges, le cybercriminel arrive à instaurer une relation de confiance avec la victime et dès lors toutes les magouilles peuvent débiter, que ce soit des conversations vidéos au cours desquels il peut demander à sa victime de se dénuder, pour pendant ce temps enregistré la vidéo ou encore demander à cette dernier de lui envoyer des photos sur lesquelles elle pose nu. Une fois ses vidéos et images en sa possession le chantage dans toute sa magnanimité se déferle.

En outre, le cybercriminel peut passer aux actes d’arnaque aux œufs de perroquet, aux noix d’argan , aux aloe vera et aux sève de moringa , dans ces cas particuliers, il contacte la victime et prétend être une de ses vieilles connaissances ayant en sa possession toutes les informations sur son entourage sa vie privée , les contacts sont très vite noués et c’est après cette étape qu’il va commencer à faire croire à la victime qu’il procède d’habitude à faire des achats d’œufs de perroquets et tout le baratin possible pour les revendre à des étrangers avec une forte plus value. Cependant n’étant pas sur le terrain, il ne peut bien entamer cette affaire et de là il va persuader la victime à participer à son commerce en lui communiquant des contacts complices, un se prenant pour le fournisseur à qui la victime doit expédier une somme d’argent pour la livraison de la marchandise , une autre s’identifie comme un acheteur et met la pression sur la victime en réitérant son empressement pour l’achat de la marchandise , un autre enfin se fait passer pour le transporteur chargé de récupérer la marchandise auprès du fournisseur. Et de là les situations s’enchaînent jusqu’à ce que la victime se retrouve sans rien du tout.

Par ailleurs, l’autre cas de cybercriminalités qui affluent à Lomé actuellement sont les arnaques au maraboutage , une forme d’arnaque qui se nourrie de l’effroi des gens sur les capacités de nuisances de ces derniers et des interprétations mystiques qu’ils prétendent donner aux divers évènements qui surviennent dans la vie de toute personne. Là, le cybercriminel déguisé en marabout contacte la victime pour lui faire connaissance qu’une tierce personne serait entrain de lui jeter un mauvais sort tout en ayant en sa possession l’identité complète de sa victime et qu’il aurait la clé pour vous délivrez de cet envoutement. Avec cette action le cybercriminel commence avec des jeux en demandant de menus objets devant servir de rituels expiatoires tout en vous soutirant suffisamment de l’argent.

Il faut préciser qu’en novembre 2017, le ministre de la sécurité et des frontières des pays du Conseil de l’Entente ont souhaité que le Bénin, le Burkina Faso, le Niger et le Togo adoptent la vidéo sécurité dans leur stratégie de lutte contre la cybercriminalité et la criminalité transfrontalière.

Hector N.

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