L’Union des Femmes du Secteur Informel (UFSI) a marqué ce mercredi 26 février 2025 à Adétikopé́ une étape importante dans son engagement pour l’autonomisation des travailleuses agricoles en lançant officiellement le Projet de Valorisation des Bonnes Pratiques Agro écologiques et d’Équipement des Maraichères (PV-PAEM).
À̀ travers cette activité́ coordonnée par l’association FEDIA, l’UFSI à renforcer les capacités des femmes maraichères et transformatrices de produits agricoles face aux défis du changement climatique et de la sécurité́ alimentaire.
Le Projet PV-PAEM financé par la Convergence Globale des Luttes pour la Terre et l’Eau (GLTE- AO) , a pour ambition d’améliorer la productivité́ des femmes du secteur informel en promouvant des pratiques agroécologiques respectueuses de l’environnement.

Le projet permettra d’outiller les femmes aux techniques innovantes telles que l’agroforesterie, la fabrication de compost biologique (bokashi) et la production d’insecticides naturels. Ces méthodes contribuent à̀ la préservation des sols, à la protection des eaux souterraines et à une meilleure résilience des exploitations face aux aléas climatiques.
Des Équipements pour Transformer les conditions de Travail
Moment clé́ de la journée, la remise de matériel agricole aux Coopératives des femmes transformatrices de la tomate d’Adétikopé́, au Groupement des femmes maraichères de Tsévié́ et aux femmes transformatrices d’huile de palme.

Selon Ablavi BEDOU, Coordinatrice de l’association FEDIA, cet appui apporté aux groupements s’explique par le fait que la majorité des femmes agricultrices qui en font partie exercent leurs activités sans grand moyens. En raison de ressources limitées, elles peinent à produire en grande quantité, ce qui freine leur capacité à répondre à la demande croissante du marché.
Ces équipements composés des tonneaux , des bidons , des pilons, des marmites , des sceaux, des bassines , ainsi qu’un moulin sont destinés à réduire la pénibilité́ du travail et à accroitre la productivité́ des exploitations.
« Avant, nous faisions tout à la main, ce qui nous fatiguait beaucoup et nous ralentissait », témoigne Adjowa Komla, transformatrice d’huile de palme du groupement Novissi Lélé de Tsévié. « Avec ce nouvel équipement, nous allons pouvoir travailler plus efficacement et produire davantage. »
De son côté́, Amouzougan du groupement Alolédou de la commune des Lacs, se réjouit : « Cela va beaucoup nous aider, surtout en période de forte production où nous avons du mal à̀ tout gérer. »
Dosseh SOHEY, le point focal au Togo de la CGLTE a indiqué que l’appui apporté à ces femmes est d’une importance capitale. Selon lui, alors que la population croit et que les besoins alimentaires augmentent, il était de bon ton de repenser les approches traditionnelles et de trouver des alternatives viables pour soutenir les paysannes.
L’événement a rassemblé́ divers acteurs, dont des autorités locales, des organisations paysannes et les bénéficiaires elles-mêmes. À̀ travers des échanges et des témoignages, les femmes ont exprimé́ leur volonté́ de pérenniser les pratiques agroécologiques et de renforcer leur rôle dans la chaine de valeur agricole.
En mettant l’accent sur la formation et l’accès aux outils adéquats, l’UFSI entend faire de l’agroécologie un véritable levier de développement durable pour les femmes du secteur informel, leur permettant ainsi d’améliorer leurs revenus et leur qualité́ de vie.





