C’est l’objectif d’un atelier préparatoire ouvert ce mercredi à Dubaï aux Emirats Arabes Unis en faveur des négociateurs francophones qui prennent part à la 28ème conférence des parties à la convention cadre des nations unies sur les changements climatiques (COP 28) dont les travaux débutent ce jeudi 30 novembre.
Initié par l’Institut de la francophonie pour le développement durable(IFDD) , cette rencontre vise à appuyer les pays francophones à s’approprier les enjeux de la COP 28.
« En venant ici à Dubaï,il était important d’appuyer les pays francophones à s’approprier les enjeux, surtout parce que ces enjeux sont devenus très techniques et complexes. Ce sont des enjeux qui se sont démultipliés au fil des années. Et cet atelier avait donc l’objectif de renforcer les capacités de l’ensemble des délégués des pays francophones pour que leur participation soit effective », a lancé Issa BADO, Spécialiste de Programme, Négociations Internationales sur l’environnement et le développement durable au sein de l’Institut de la francophonie pour le développement durable (IFDD).
Aussi ajoute t-il « C’est d’ailleurs pour cette raison que l’IFDD a organisé cet atelier préparatoire pour pouvoir amener les négociateurs des pays francophones à présenter ces enjeux qui sont très importants pour eux. Les pays francophones se retrouvent sur les quatre continents du monde. Donc, ils se retrouvent concernés à la fois par tous les enjeux qui sont sur la table des négociations »
Rehausser l’action climatique
A la question de savoir comment faire en sorte qu’on puisse rehausser l’action sur l’atténuation, l’action sur l’adaptation , le spécialiste en Négociations Internationales sur l’environnement et le développement durable répond » Pour que cette action soit réalisée, on parle de mobiliser les ressources financières, on parle de renforcer les capacités, on parle également de couvrir les pertes et les préjudices, on parle surtout de faire en sorte qu’il y ait une coopération entre les États et que cette coopération soit suivie d’effectivité au service de l’action.

Et c’est pour cela que pour nous, en venant ici à Dubaï, il était important d’appuyer les pays francophones à s’approprier les enjeux, surtout parce que ces enjeux sont devenus très techniques et complexes. Ce sont des enjeux qui se sont démultipliés au fil des années. Et cet atelier avait donc l’objectif de renforcer les capacités de l’ensemble des délégués des pays francophones pour que leur participation soit effective. »
Une COP de développement
Pour Issa BADO, cette COP pourrait être la COP du développement. « Nous avons beaucoup d’espoir que ce soit la COP de l’action. Et lorsque nous parlons aujourd’hui d’action, il s’agit de passer du stade des négociations internationales au stade de la mise en œuvre effective des engagements que les pays ont contractés au niveau international. Et lorsque nous parlons de mise en œuvre, nous ne pouvons pas oublier ces populations qui sont victimes des changements climatiques sur le terrain, qui ne comprennent pas la différence entre l’atténuation et l’adaptation. Et c’est pour ça que c’est une COP qui doit être une conférence de développement, une conférence qui intègre la question des besoins des populations victimes des changements climatiques, la question des besoins des petites entreprises qui ont besoin d’intégrer la rationalité climat, la question des besoins des populations qui ont besoin de comprendre comment contribuer de leur côté à l’action sur le climat », a-t-il longuement expliqué.
Notons que l’Institut de la francophonie pour le développement durable (IFDD) a commencé dès le début de l’année a décrypté les conclusions de la 27e conférence des élus sur les changements climatiques. Et au cours de l’année, l’organe subsidiaire a appuyé les délégués francophones à travers des ateliers virtuels.
Plus de 200 femmes négociatrices ont été formées. Ainsi qu’un grand nombre d’outils ont été produits notamment une ordre de décryptage des enjeux et surtout des conclusions de l’intercession à Bonn au mois de juin.





