L’eau pour la vie, pas le profit!

Le 22 mars 2021, à l’occasion de la Journée Mondiale de l’Eau, dont le thème officiel est «la valeur de  l’eau», la Coalition  Eau et plus  de 250 organisations  de  la  société  civile  internationale publieront une déclaration commune pour s’opposer à la dérive de la financiarisation de l’eau, marquée par l’entrée de l’eau en bourse, en décembre 2020.

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 L’entrée de l’eau en bourse: un danger pour le droit à l’eau

Le lancement du premier  marché à terme  de l’eau,  le 7 décembre 2020,  par la  société  mondiale d’échange  de  produits  dérivés financiers,  CME  Group,  marque  un glissement  dangereux vers la financiarisation de la nature et plus particulièrement de l’eau.

Avec cette entrée de l’eau à Wall Street, la financiarisation de cet élément vital gagne du terrain, alors que les « marchés de l’eau »déjà mis en place dans plusieurs pays (notamment le Chili et l’Australie) ont eu  des  conséquences néfastes au  niveau  local.

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Les  marchés financiers de l’eau ouvrent  la  voie à  des spéculations  massives et à des prix de l’eau élevés, favorisant les  acteurs  économiques  les  plus puissants, au détriment du droit humain à l’eau potable, de l’accès à l’eau des paysans et des besoins des écosystèmes.

Alors  que l’ONU a reconnu le droit humain à l’eau potable il  y  a  plus  de  dix  ans, un  sursaut  est nécessaire: en 2021, les chiffres de l’accès à l’eau sont alarmants avec 2,2 milliards de personnes dans le monde qui vivent encore sans accès physique à une eau potable sûre.

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Une déclaration de la société civile pour s’opposer à la financiarisation de l’eau Parce texte collectif, les organisations internationales signataires veulent rappeler, d’une seule et même voix, que l’eau est un droit humain mais aussi un bien commun:« L’eau ne peut être considérée comme une  marchandise  ni  comme  un  placement  financier  ou  un  objet  de  spéculation.

Laisser  les  lois  du marché décider de la répartition et de la gestion de l’eau est inacceptable au regard des droits humains et irresponsable face à la situation écologique et sanitaire mondiale.»

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Cette déclaration appellera à la prise de responsabilité des pouvoirs publics pour qu’ils s’opposent à la financiarisation de la vie et prennent toutes les mesures nécessaires pour rendre illégale la cotation de l’eau en bourse. Les signataires enjoignent également «chaque personne à revendiquer son droit à l’eau, à refuser l’emprise des acteurs financiers sur cet élément vital, à se réapproprier ce bien commun du vivant, et à contribuer à sa protection pour les générations présentes et futures».

La responsabilité collective des communautés humaines vis-à-vis de l’eau en tant que bien commun du vivant est urgente et fondamentale!

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