Le Togo, tout comme les autres pays de l’UEMOA, participe activement à la valorisation des produits locaux dans le cadre de la célébration du « Consommer local ». Une manière pour le pays de faire montre de sa préoccupation à la croissance de la filière riz. Ce samedi 12 octobre 2024 dans le cadre de la 11ème édition du salon international de l’agriculture et de l’agroalimentaire de Lomé (SIALO) , un panel dédié à la filière du riz a réuni divers acteurs notamment les producteurs, les entrepreneurs agroalimentaires, les chercheurs et certains partenaires.
Tous ont souligné l’importance de l’initiative pour faire face aux contraintes que rencontre cette filière essentielle
A travers le « Rice Day », une journée entière a été dédiée au riz pour cette édition du SIALO afin de débattre des défis et opportunités de la filière dans une perspective de développement durable, un enjeu crucial pour l’autosuffisance alimentaire du Togo.
Cette initiative vise à renforcer l’image du riz local, à stimuler la production nationale et à offrir des pistes d’actions concrètes pour un développement durable de la filière.
Daniel Attikpo, acteur clé du secteur, a souligné les défis majeurs tels que la faible productivité et la concurrence des importations, tout en insistant sur le potentiel du riz togolais à devenir compétitif à l’échelle internationale.
Vers un développement durable de la filière rizicole
Le développement durable, au cœur des discussions, s’est imposé comme une priorité pour transformer la filière rizicole togolaise. Le Chef division des cultures vivrières, M. Komlan Martin Segoh, a rappelé l’importance de la mécanisation et de l’irrigation pour améliorer la productivité. Le système de riziculture intensive (SRI), notamment, permettrait d’optimiser les rendements tout en préservant les ressources naturelles.
Les participants ont également souligné la nécessité de renforcer les partenariats entre les acteurs de la chaîne de valeur. Mme Pirenam Adjelekou, Présidente des transformateurs de riz de la région de la Kara, a partagé les succès de l’organisation en coopératives, favorisant ainsi une meilleure transformation du riz et sa commercialisation. Ce modèle collectif s’inscrit pleinement dans une démarche de durabilité et d’inclusion sociale.
Le Togo, dont la production nationale de riz ne couvre que 30% de la demande, se fixe l’objectif de combler ce déficit et de réduire les importations massives de riz. Le soutien de partenaires comme la FAO au « Rice Day » reflète l’engagement international en faveur d’une production durable. À travers des initiatives comme celle-ci, le pays aspire à inverser la balance commerciale.





