L’Association Togolaise des Organes de Presse Privée en Ligne (ATOPPEL) a organisé ce mercredi 6 novembre 2024 et ceci pour trois jours à Lomé une formation sur le data journalisme au profit de ses membres dont le webmagazine sur l’environnement, l’économie verte et les ODD au Togo ( www.vert-togo.tg)
Animée par Richard Folly, consultant en données et transformation digitale pour permettre aux journalistes de mieux informer le public, notamment sur des enjeux environnementaux et climatiques.
D’après le Directeur chez African Geospace , le data journalisme permet aux journalistes d’ancrer leurs articles sur des données fiables et précises. Il ne s’agit pas seulement d’exploiter des statistiques, mais également des données géographiques, notamment à travers l’utilisation de cartes. « Pour les journalistes qui travaillent sur le climat et l’environnement, ces données géographiques sont particulièrement utiles », a t-il expliqué.
Aussi poursuit-il « En s’appuyant sur des informations concrètes, comme des images satellites du niveau de déforestation ou des mesures d’émission de carbone, les journalistes peuvent offrir au public une vue d’ensemble sur les problématiques climatiques, en mettant en lumière l’empreinte écologique et les efforts de séquestration du carbone, par exemple. »

Richard Folly souligne également que le data journalisme représente l’avenir du journalisme, surtout dans un monde de plus en plus numérique. La quantité de données produites quotidiennement ne cesse d’augmenter, et les journalistes doivent en tirer parti pour rester pertinents. « Le journaliste doit désormais s’appuyer sur ces données pour rester à la page », affirme Richard.
Cette formation vise à préparer les journalistes de l’ATOPPEL à évoluer dans cet univers de plus en plus basé sur le digital et les données.
Des outils pratiques pour accéder et visualiser les données
Durant ces trois jours, Richard Folly a guidé les participants à travers les bases du data journalisme. « Même si les journalistes n’ont pas les outils nécessaires pour le pratiquer seuls, ils peuvent former des équipes de travail en collaboration avec des designers et des développeurs », précise-t-il.

La formation a couvert des méthodes d’accès aux données provenant de gouvernements, d’organisations internationales et même de citoyens, en les traitant, les analysant et les visualisant pour les rendre plus compréhensibles et parlantes pour le public.
La formation a permis aux participants de se familiariser avec des outils de visualisation de données, tant statiques qu’interactifs, pour rendre leurs articles plus dynamiques et percutants. En plus de techniques de cartographie et de visualisation de données, Richard a également abordé les aspects éthiques du journalisme de données, soulignant l’importance de la précision et de la transparence dans le traitement des informations.

À travers cette formation, l’ATOPPEL entend donner un nouvel élan au journalisme en ligne au Togo, en renforçant les compétences de ses membres pour des productions factuelles et orientées vers l’analyse des enjeux climatiques. Un premier pas vers un journalisme de données qui s’inscrit dans la lutte contre les défis environnementaux au Togo et au-delà.





