Des membres de l’Association Togolaise des Journalistes Engagés pour l’Environnement (ATJ2E) et des journalistes togolais ont pris part mercredi à Lomé à une session de formation initiée par l’ONG Jeunes Volontaires pour l’Environnement (JVE) sur la Réduction des Risques de Catastrophe (RRC)
La rencontre axée sur les thèmes : « réduction des risques de catastrophe » et « changements climatiques et les catastrophes » a outillé les professionnels des médias sur les bases de la réduction des risques de catastrophe en vue de bien rédiger des articles, des dossiers de presse et de bien animer des émissions sur les questions de catastrophes.

Elle a été suivie d’une sortie de terrain à Adakpamé pour toucher du doigt les questions d’inondation, une zone sinistrée qui n’est pas exempt des inondations.
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La thématique de la réduction des risques de catastrophe a été animée par Mme Koutchoukalo Aléza, environnementaliste à l’Agence Nationale de la Protection Civile (ANPC) alors que celle portant sur les changements climatiques & les catastrophes a été développée par Crédo Eze, président de l’équipe de coordination nationale chargé du programme climat et énergie à JVE.
Mme Koutchoukalo Aleza dans ses explications a touché du doigt la catastrophe la plus récurrente au Togo qu’est les inondations.
Selon elle, les causes des inondations sont d’ordre naturel (changements climatiques, destruction de la couche d’ozone) et d’ordre anthropique (forte croissance démographique, mauvaise gestion agricole, surpâturage, déboisement, destruction des écosystèmes fragiles, urbanisation anarchique, habitation dans les zones à risque notamment les berges des cours d’eau, plaine inondables telle que Vogome, Adakpakpamé, Djagblé, Adjugba, Togblékopé).
Elle a indiqué que les causes premières des inondations est le fait que chaque togolais veut avoir son chez pour en finir avec les problèmes de location. Mais malheureusement dans cette recherche de terrains , ils s’en vont acquérir des lopins de terre dans des zones à risque d’inondation.
« Mais, lorsqu’il y a des inondations avec des dégâts qui s’en suivent, c’est l’Etat qui est indexé. Les gens doivent dorénavant savoir que selon la loi, toutes les zones humides sont déclarées des propriétés de l’Etat », martèle t-elle.
M. Crédo Eze a pour sa part dévoilé aux participants, les conséquences du réchauffement climatique à l’horizon 2100.
Il faut noter que la Zone d’ Adakpamé qui est située non loin de la vallée du fleuve Zio regorge de rues totalement inondées remplies de déchets solides exposant les habitants à des maladies dangereuses .
kofi Meser





