Les acteurs de l’Agriculture Biologique au Togo réunis au sein de la Fédération Nationale de l’Agroécologie et de l’Agriculture Biologique au Togo(FNAA-Bio Togo) étaient en réflexion mercredi 12 décembre 2018 pour discuter autour de la question de l’agriculture bio au Togo afin de définir, et proposer des lois en vue de trouver des solutions idoines aux problèmes auxquels ce secteur est confronté.
Ils étaient nombreux venus de différents mouvements, associations et organisations à prendre part à ce rendez-vous du donner et du recevoir pour revisiter l’histoire de l’agriculture biologique au Togo depuis les années 80 pour lui redonner un nouveau visage.

Pour ces acteurs, il est important de revenir à une agriculture biologique et écologique dans le but de préserver l’environnement, produire d’une manière saine et durable.
Selon Julien Nyuiadzi, promoteur de la ferme agricole Kadoma, quand on parle de l’agriculture biologique au Togo, il faut parler de l’agro écologie. « L’agro écologie, c’était avant tout dans un souci de préserver les hommes et la terre qu’ils cultivent. Il faut savoir effectivement que les hommes doivent rester à la terre pour la soigner, pour soigner la forêt pour que nous puissions trouver des aliments sains pour notre santé ». Explique t-il.
Ils ont eu à relever au cours de cette rencontre les défis auxquels est confrontée l’agro écologie et qui ralentissent son évolution.
À en croire Alexandre TOZO, Directeur de Green Agri Nova,l’agriculture écologique manque d’abord de main d’œuvre qui se traduit par une fuite. « Tout le monde ne reconnaît pas la réalité de l’agriculture que nous faisions avant » et de poursuivre « on veut beaucoup produire, on veut beaucoup manger et vite et pour cette raison, on s’oriente vers l’utilisation des pesticides, des herbicides, des engrais chimiques, mais qui causent un gros problème à la population, à l’alimentation en générale ».
Pour le promoteur de la ferme agricole, le secteur de l’agriculture au Togo manque d’agriculteur et le secteur n’est pas valorisé
« Il y a plus de jeunes au jour d’aujourd’hui qui veulent s’intéresser à la terre. Ce défi s’impose à nous tous et au gouvernement de savoir comment maintenir une nouvelle génération dans nos villages en tant qu’agriculteur, comment valoriser ce métier pour qu’un jeune même s’il a le bac, la licence puisse retourner à la terre » a-t-il précisé.
Il faut rappeler qu’il est important d’informer et former les acteurs de la chaîne alimentaire sur l’origine des produits, les dangers et les problèmes environnementaux.
Finè V.





