Guterres estime que « le moment est venu pour la communauté mondiale d’opérer un tournant radical ». « Nous devons repenser nos manières d’acheter et de consommer. Adopter des habitudes et des modèles agricoles et commerciaux durables. Protéger les espaces sauvages et la faune qui existent encore », a déclaré le chef de l’ONU.
La crise du coronavirus rappelle que « nous devons changer nos habitudes », a souligné Mme Andersen en réduisant les risques de maladies, en ralentissant le changement climatique et en achevant les Objectifs de développement durable (ODD) d’ici 2030. « Dans le monde de l’après-Covid19, nous devons reconstruire en mieux », a déclaré la Directrice exécutive du PNUE.
Muhammad-Bande a, lui, invité tous les États à prendre des décisions fondées sur des données probantes en faveur de « trajectoires transformationnelles pour l’environnement » afin d’atteindre tous les ODD. « Les investissements bleus (respectueux de l’air) et verts (respectueux de la nature) au cours de la prochaine décennie peuvent créer 100 millions de nouveaux emplois », a rappelé le Président de l’Assemblée générale des Nations Unies « Nous ne pouvons plus considérer l’action environnementale comme étant contraire au programme de développement », a-t-il ajouté.
Pour Mme Azoulay, le temps est venu de « repenser complètement » notre relation au vivant, aux écosystèmes naturels et à leur diversité biologique. « Construire ensemble un nouveau pacte avec le vivant et avec le monde est un chantier immense, qui nécessitera un large consensus, technique autant qu’éthique », a prévenu la Directrice générale de l’UNESCO, précisant que son organisation est un des lieux où ce consensus peut s’élaborer.
Le Rapporteur spécial des Nations Unies sur les droits de l’homme et l’environnement, David Boyd, a, également, déclaré que des « actions transformatrices » étaient nécessaires de toute urgence pour protéger l’environnement et les droits de l’homme et que la réponse à la crise actuelle du coronavirus offre l’opportunité de les concrétiser.
« Les milliers de milliards de dollars investis dans la reprise économique post-pandémique pourraient dynamiser les efforts visant à réaliser les ODD d’ici 2030 », a-t-il souligné. « Si (ces ODD étaient) atteints, ils constitueraient l’une des plus grandes réalisations de l’histoire de l’humanité ».





