Le Groupe Heidelberg Materials Togo s’engage à réduire son empreinte carbone en augmentant l’utilisation de combustibles alternatifs composés des coques de noix de palmiste, de noix d’acajou et le son de riz. Le cimentier allemand vise un taux de substitution de 33% d’ici 2050, avec une prévision de 10,04% pour 2024.
L’utilisation des combustibles alternatifs est au cœur de la stratégie d’optimisation des processus du groupe Heidelberg Materials Togo. En substituant une partie des combustibles fossiles par des déchets organiques, l’entreprise cherche à réduire significativement ses émissions de gaz à effet de serre tout en valorisant les matières résiduelles. Cette approche est essentielle pour minimiser l’empreinte carbone de ses opérations industrielles.
Heidelberg Materials Togo vise un taux de substitution ambitieux de 33% d’ici 2050. Ce projet s’inscrit dans une vision globale de durabilité, reflétant l’engagement du groupe envers une économie circulaire et respectueuse de l’environnement.
Cette démarche positionne le groupe comme un leader dans l’industrie du ciment, en intégrant des pratiques de gestion des déchets innovantes.
Pour 2024, le groupe prévoit d’atteindre un taux de substitution de 10,04%, marquant une étape significative vers son objectif à long terme. Cette prévision souligne la capacité de Heidelberg Materials Togo à intégrer les combustibles alternatifs dans ses processus de production, tout en mettant en avant une progression tangible vers ses objectifs climatiques.
Selon la Direction générale, l’utilisation des combustibles alternatifs est un objectif cible du groupe Heidelberg Materials pour réduire les émissions CO2 initiées au cours de la production du clinker à Tabligbo.
« Nous poursuivons vigoureusement nos projets de captage et de stockage / réutilisation du carbone : d’ici 2030, nous réduirons nos émissions de CO2 de 10 millions de tonnes grâce aux projets que nous avons déjà commencés. », explique Dominik Von Achten, CEO du groupe Heidelberg Materials.
Le projet est actuellement mis en œuvre dans la filiale SCANTOGO à Tabligbo (Sika-kondji), spécialisée dans l’extraction de calcaire et la production de clinker.
L’intégration des combustibles alternatifs dans cette installation représente un tournant majeur vers une production plus durable, démontrant l’engagement du groupe à réduire son impact environnemental tout en favorisant des pratiques industrielles plus écologiques.
Au Togo, dans les préfectures de Zio et Yoto, la production annuelle de ces déchets est estimée à 20.000 tonnes avec plus de 91% des coques de noix.
La préfecture de Yoto où est installée l’usine de SCANTOGO étant la deuxième plus grande zone de palmeraies au Togo avec 20.457 hectares, au moins 85.856 tonnes de coques et 8.776 tonnes de pulpes y sont produites annuellement.





