FSRP: Le Togo s’engage pour une relance durable de la filière riz grâce à la CEDEAO

Dans un contexte de changement climatique, la CEDEAO a conçu le Programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP) avec l’appui technique et financier de la Banque mondiale. Ce programme a pour objectif global d’accroître la préparation des pays à faire face à l’insécurité alimentaire et améliorer la résilience des systèmes alimentaires. Il couvre actuellement 8 pays dont le Togo qui  intensifie ses efforts pour relancer sa filière riz et atteindre l’autosuffisance alimentaire en s’appuyant sur l’appui stratégique de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

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Un atelier national s’est ouvert ce lundi à Lomé et ceci pour deux jours, dans l’optique de valider le rapport de cartographie des acteurs de la filière riz et de mettre en place la section nationale de l’Observatoire du riz, un mécanisme clé pour le développement durable du secteur.

Le secrétaire général du ministère de l’Agriculture, de l’Hydraulique villageoise et du Développement rural, Tezike Madadozo, a rappelé l’importance du programme pour relancer durablement la riziculture au Togo.

Vue partielle de la table d’honneur

Il a salué la vision agricole du chef de l’État, qui soutient l’économie nationale tout en assurant la sécurité alimentaire et nutritionnelle. « Ce programme est conçu pour permettre aux pays de relancer de façon durable la riziculture en Afrique de l’Ouest en vue d’atteindre l’autosuffisance en riz. J’invite tous les acteurs agricoles et ruraux à travailler ensemble pour garantir des aliments nutritifs, accessibles, sûrs et durables pour tous », a-t-il affirmé.

De son côté, Djele Dahouda, coordonnateur opérationnel délégué du FSRP Togo, a mis en lumière les défis persistants de la filière riz au Togo. « En 2023, seulement 32 % de la demande intérieure de riz a été couverte localement, tandis que les importations ont coûté plus de 43 milliards de FCFA. Ces contraintes majeures nécessitent des actions urgentes pour réduire notre dépendance aux importations », a-t-il déclaré.

 Il a également souligné que l’Observatoire du riz de la CEDEAO est conçu pour catalyser les investissements, coordonner les actions des partenaires et orienter les décideurs politiques.

Une vision régionale portée par la CEDEAO

Dr Boladale Adebowale, secrétaire exécutive de l’Observatoire du riz de la CEDEAO

Dr Boladale Adebowale, secrétaire exécutive de l’Observatoire du riz de la CEDEAO, a rappelé que le riz est un secteur stratégique pour la région ouest-africaine, avec pour objectif d’atteindre l’autosuffisance d’ici 2025. « Malgré nos efforts, nous dépendons encore largement des importations, notamment des pays asiatiques. Il est crucial de relever ce défi pour transformer ce secteur en un moteur de développement. Ces actions permettront de créer des emplois pour les jeunes et les femmes, d’améliorer l’accès des producteurs au marché et de garantir la souveraineté alimentaire », a-t-elle souligné.

L’atelier va permettre aux parties prenantes de valider les recommandations du rapport et d’élaborer une feuille de route pour la mise en œuvre des actions prioritaires. La création de la section nationale de l’Observatoire marque une avancée majeure dans la coordination des initiatives et le renforcement des chaînes de valeur rizicole au Togo.

En saluant l’accompagnement des partenaires techniques et financiers, Tezike Madadozo a insisté sur l’importance d’une collaboration accrue entre les acteurs nationaux pour assurer la pérennité des résultats. Avec cette étape, le Togo confirme son engagement à bâtir un secteur rizicole compétitif et résilient, capable de répondre aux défis alimentaires et économiques.

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