Le projet « Restauration de paysages forestiers et bonne gouvernance dans le secteur forestier » (Forest4Future), mis en œuvre par la GIZ depuis septembre 2020 dans la préfecture de Tchamba, connaît une nouvelle phase d’expansion. Un prolongement technique a été approuvé au profit des préfectures de Tchaoudjo et Sotouboua, avec un engagement jusqu’en décembre 2026.
Lancé le mardi 11 mars à Sokodé, cette nouvelle phase du projet Forest4Future vise à renforcer les acquis obtenus à Tchamba et à les étendre aux nouvelles préfectures ciblées. Financé par la coopération allemande et le royaume du Luxembourg, il adopte une approche intégrée et inclusive pour améliorer la gestion des paysages forestiers dégradés. Parmi les actions prévues figurent le renforcement des capacités des acteurs locaux, la mise en place de plans de développement communaux innovants, et la valorisation des chaînes de production forestière telles que le miel, le karité, le néré, le bois d’œuvre et le bois-énergie.
Un appel à l’action pour sauver les forêts togolaises
Lors de l’atelier de lancement, le préfet de Tchaoudjo, Timbiandja Yendoukoa Douti, a souligné l’urgence d’une mobilisation collective pour restaurer les écosystèmes en péril. Il a mis en garde contre la déforestation croissante, qui menace non seulement la biodiversité mais aussi le climat local. « Lorsque nous regardons de plus près, nous sommes tentés de dire que l’ambition du gouvernement de planter un milliard de plants d’ici 2030 risque de connaître des difficultés à cause des comportements que nous observons. », a-t-il alerté, pointant du doigt l’exploitation intensive du charbon et du bois de chauffe.
L’initiative Forest4Future ne se limite pas à la restauration écologique. Elle vise également à améliorer les conditions de vie des populations locales en structurant des filières forestières durables et en promouvant une gouvernance participative des ressources naturelles. La rencontre de lancement a réuni les préfets des trois préfectures concernées, ainsi que les maires, les autorités administratives, traditionnelles et militaires, et les représentants des comités de gestion des forêts communautaires.
Avec cette nouvelle phase, Forest4Future renforce la lutte contre la déforestation et le dérèglement climatique dans la région Centrale. Son succès dépendra de l’implication de tous : autorités locales, populations riveraines et partenaires techniques et financiers.





