L’agence nationale de la métrologie (ATOMET) a certifié un nouveau poste de contrôle des charges à l’essieux à Tsévié ce jeudi 25 septembre 2025. Initiée par la Société autonome d’entretien routier (SAFER), cette infrastructure vient compléter la première déjà en service et vise à renforcer le contrôle des poids lourds, tout en apportant des bénéfices environnementaux notables.

Les surcharges des camions sont l’un des principaux ennemis de la durabilité des routes. Elles accélèrent la détérioration de la chaussée, entraînant fissures, nids-de-poule et coûts élevés d’entretien. Avec cette seconde piste certifiée, la SAFER veut s’assurer que les transporteurs respectent les charges réglementaires, garantissant ainsi des infrastructures plus solides.
« L’intérêt du contrôle de charge à l’essieu est de préserver nos infrastructures routières. La surcharge tue la route et accélère sa dégradation. C’est pour limiter ce phénomène que l’État togolais a installé ces postes de contrôle, afin de protéger les investissements routiers et garantir leur durabilité », indique Padawassou PANLA, chef poste de pesage de Tsévié.
Dans un contexte où les pluies intenses et les variations de température mettent déjà les routes à rude épreuve, ce contrôle renforcé constitue une réponse pragmatique face aux aléas climatiques.
« Si nous voulons que nos infrastructures durent dans le temps face aux effets du changement climatique, nous devons disposer d’outils capables de préserver la route et de prolonger sa vie. Aujourd’hui, on parle partout de résilience des infrastructures, car les fortes chaleurs et les pluies intenses fragilisent davantage nos routes. Si nous les laissons déjà se dégrader, chaque pluie accentuera encore les dommages. Mais en mettant en place des points de contrôle de la charge à l’essieu, nous limitons ces effets », explique Tyr Tardji, chef service d’audit à SAFER.

La nouvelle piste ne se limite pas à la protection des routes, elle fluidifie la circulation des camions. Grâce à cette capacité accrue, « les véhicules passent moins de temps à l’arrêt, moteurs allumés, ce qui réduit la consommation de carburant et des émissions de gaz nocifs”, indique le chef poste.
En diminuant les files d’attente, ce dispositif contribue directement à l’amélioration de la qualité de l’air et à la réduction de l’empreinte carbone du transport routier.
L’initiative illustre la volonté du Togo d’intégrer les impératifs environnementaux dans les politiques d’infrastructures. En renforçant les contrôles tout en fluidifiant la circulation, la SAFER cherche à conjuguer efficacité économique, sécurité routière et responsabilité écologique.
Par Akissa Yotou ASSENOUWE





