Le Togo a ouvert, ce jeudi 19 février à Lomé, l’atelier national de restitution de sa participation à la COP30, tenue du 10 au 21 novembre 2025 à Belém, au Brésil. Cette rencontre a réuni les acteurs institutionnels, techniques et de la société civile engagés dans la lutte contre les changements climatiques, afin de partager les résultats des négociations internationales et d’en renforcer l’appropriation nationale.
Ouvrant officiellement les travaux, Nabédé Pyabalo, Directeur de cabinet du Ministère de l’Environnement, de la Protection côtière et du Changement climatique, représentant le ministre de l’environnement, le professeur Kokoroko, a insisté sur la portée stratégique de l’atelier. « L’organisation de cet atelier vise à créer un cadre de débat, d’échange stratégique et de coopération nationale autour des résultats issus des négociations internationales sur les changements climatiques », a-t-il déclaré.

Selon lui, la participation du Togo à la COP30 ne saurait se limiter à une présence diplomatique. « Les conclusions de Belém doivent être comprises, partagées et traduites en actions concrètes sur le terrain, en cohérence avec nos priorités nationales », a-t-il souligné.
Il a également rappelé que le pays est déjà confronté à des phénomènes climatiques extrêmes visibles : pluies intenses et tardives, poches de sécheresse, pression sur les écosystèmes, élévation du niveau de la mer et dégradation des espaces verts, qui affectent directement les conditions de vie et l’économie nationale.
Prenant la parole, Edou Komlan, responsable de la Cellule nationale de veille climatique, a replacé la COP30 dans un contexte mondial préoccupant, marqué par des vagues de chaleur parmi les plus étendues jamais enregistrées. Selon lui, cette situation s’explique par l’accumulation des gaz à effet de serre liée à la poursuite des émissions et à la diminution de l’absorption du dioxyde de carbone par les puits naturels, ainsi que par des températures de surface des océans exceptionnellement élevées.
Les discussions de Belém ont ainsi porté sur le relèvement de l’ambition climatique, la mise en œuvre des engagements, l’adaptation, la transparence et surtout le financement climatique en faveur des pays en développement.
Edou Komlan a rappelé que ces pays contribuent à peine à 4 % des émissions mondiales, dont environ 0,7 % pour le Togo, alors qu’ils subissent les impacts les plus lourds. Les catastrophes climatiques entraîneraient chaque année des pertes estimées entre 2 et 5 % du PIB des pays les plus fragiles, aggravant leur vulnérabilité.
À travers cet atelier de restitution, les autorités togolaises entendent renforcer la coordination nationale et améliorer la mise en œuvre des engagements pris dans le cadre des négociations climatiques internationales. L’objectif est clair : faire de la participation du Togo aux conférences climatiques un véritable levier de transformation au service de la résilience des populations et du développement durable.





