Le sommet des dirigeants de la COP30 s’est ouvert jeudi 6 novembre 2025 à Belém, au cœur de l’Amazonie brésilienne, dans une atmosphère à la fois symbolique et urgente.
Le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva a donné le ton dès l’ouverture en déclarant qu’il s’agissait d’une « COP de la vérité », appelant la communauté internationale à faire preuve d’un esprit de Mutirão un terme brésilien qui incarne la solidarité et l’action collective — pour faire face à la crise climatique mondiale.
Une COP historique pour les forêts et la coopération internationale
Cette 30ᵉ Conférence des Parties intervient trente ans après le Sommet de la Terre de Rio (1992), un jalon fondateur de la gouvernance climatique mondiale. Pour marquer cette étape, les dirigeants réunis à Belém ont annoncé plusieurs initiatives majeures.
Parmi les plus marquantes figure la création du Fonds pour la préservation des forêts tropicales, doté de plus de 5 milliards de dollars américains promis par divers pays et institutions internationales. Ce fonds vise à soutenir la protection des forêts, la lutte contre la déforestation et la valorisation durable des écosystèmes tropicaux, en particulier en Amazonie, en Afrique centrale et en Asie du Sud-Est.
Autre avancée importante : le lancement d’un appel mondial à l’action pour la gestion intégrée des incendies, déjà soutenu par plus de 40 pays. Cet engagement collectif entend renforcer la coopération internationale pour prévenir et maîtriser les feux de forêt, de plus en plus fréquents et destructeurs sous l’effet du réchauffement climatique.
Par Hector NAMMANGUE depuis Belém (Brésil) pour Vert-Togo





