Le Groupe africain de négociateurs a publié une déclaration mardi indiquant qu’il n’accepterait pas les résultats si les priorités de l’Afrique n’étaient pas prises en compte.
Parmi ces priorités, le groupe a appelé à la mise en place d’un cadre d’adaptation assorti d’objectifs ambitieux et limités dans le temps, d’un soutien clair à la mise en œuvre et d’un financement concessionnel important en vue d’une transition juste.
Le groupe a également indiqué que les nations africaines devraient avoir la possibilité d’explorer toutes leurs ressources, y compris les combustibles fossiles, une situation qui saperait les objectifs climatiques et les appels à une élimination équitable des combustibles fossiles lors de la COP 28.
Landry Ninteretse – Directeur régional, 350Africa.org
« Nos dirigeants connaissent très bien le mal que les combustibles fossiles font à nos communautés. Les voix de nos populations qui souffrent de l’aggravation des impacts des combustibles fossiles devraient leur servir de guide dans ce processus et ils doivent agir dans l’intérêt de la population. La dépendance à l’égard des combustibles fossiles non seulement nous met sur la voie périlleuse d’une destruction accrue, mais elle n’apportera pas d’avantages tangibles dans la vie et les moyens de subsistance des gens. L’équité et la différenciation sont les clés de cette transition énergétique. Les pollueurs historiques ne peuvent pas avancer au même rythme que les pays développés. Notre continent regorge de ressources énergétiques renouvelables qui, si elles sont exploitées, peuvent résoudre la double crise énergétique et climatique du continent. Plutôt que de lutter pour l’exploration des ressources fossiles polluantes, il faut appeler les pays développés à fournir un financement adéquat et favorable à une transition rapide et équitable pour s’éloigner des énergies fossiles.





