Le document final de la COP28 adopté sur les énergies fossiles qui devait servir de « base à la position commune de l’Afrique dans le processus mondial sur le changement climatique » suscite déjà des réactions contradictoires de la part des acteurs de la société civile togolaise.
Parmi ceux qui se sont exprimés ce mercredi, dernier jour de cette 28ème conférence des nations unies sur le climat au micro de Vert-Togo, figure Kwami KPONDZO, Directeur Exécutif de la CJE (Centre pour la Justice Environnementale) Togo, une organisation qui œuvre pour mettre fin à l’ère des combustibles fossiles et à l’injustice climatique.

Il fait partie de ces acteurs de la société civile Togolaise venus faire entendre leur voix à Dubaï. Kwami n’est pas allé par quatre chemins pour exprimer son insatisfaction suite à l’adoption de ce texte qu’il qualifie d’être extrêmement vague.
« Le texte a mentionné que la sortie du fossile est éminente et donc c’est une avancée, mais y a quand même des inquiétudes, y a des ambiguïtés qu’il faut relever. Le texte n’est pas assez clair sur quand et comment effectivement les pays développés doivent sortir des fossiles et aussi les pays du Sud qui offrent l’exploitation. »,a-t-il lancé.
Aussi a-t-il poursuivi « Dans les coulisses, bon nombre de pays ont été influencés. Mais toutefois, ce document est à améliorer et nous allons continuer par travailler. Nous allons continuer par mettre assez de pression pour qu’à la prochaine COP, on puisse définitivement avoir des actions claires sur comment sortir définitivement des fossiles et également avoir des promesses assez claires pour le soutien aux pays sous-développés. »
Le gaz, une fausse solution
Pour l’acteur de la société civile, le gaz cité comme alternative de transition constitue une fausse solution.
« Ce texte donne matière à réfléchir quand on sait que le gaz naturel émet 30% de CO2. L’on ne peut pas parler de sortie des fossiles et approuver l’usage du gaz comme une ressource naturelle de transition. Ceci fait peur. Il faut voir également l’aspect exploitation de l’hydrogène cité. Ce sont ces inquiétudes qu’on doit en prendre en considération dans le texte. »,a-t-il déploré.
Ce sommet mondial est «la COP la plus importante depuis Paris», selon le chef des Nations unies sur le climat, Simon Stiell. Et pour cause : elle est synonyme du premier bilan des «progrès» réalisés par les pays depuis la signature de l’accord de Paris en 2015. Lors de la COP21, les dirigeants mondiaux s’étaient accordés sur l’objectif de limiter le réchauffement planétaire à 2 °C, voire 1,5 °C.





