La Banque ouest africaine de développement a ouvert, ce 25 mars à Dakar, sa 150e réunion du conseil d’administration, marquant une nouvelle étape dans son engagement en faveur du développement durable en Afrique de l’Ouest. Au cœur des discussions : la mise en œuvre du plan stratégique 2026-2030, baptisé « DJOLIBA – la suite », qui ambitionne de doubler les engagements financiers de l’institution pour atteindre 6 500 milliards de FCFA.
Dans un contexte de pressions climatiques croissantes et de vulnérabilité des économies de l’UEMOA, la Banque entend faire de la résilience climatique un pilier central de son action. Aux côtés de la souveraineté alimentaire et énergétique, ainsi que du progrès social inclusif, cette priorité traduit une volonté claire : financer des solutions durables capables de répondre aux défis environnementaux et sociaux de la région.
Déjà, les premiers investissements illustrent cette orientation. Des financements verts sont en cours de déploiement au Bénin, au Burkina Faso et au Mali pour renforcer l’adaptation climatique, tandis que d’autres projets soutiennent la transformation agricole, l’accès à l’énergie et la gestion des ressources naturelles. Cette dynamique confirme l’ancrage progressif de la finance verte dans les stratégies de développement régional.
Le nouveau plan s’appuie sur un bilan solide. Entre 2021 et 2025, la BOAD a mobilisé plus de 3 765 milliards de FCFA, avec des impacts significatifs sur l’emploi, l’accès à l’électricité et à l’eau potable, ainsi que sur la production agricole. Ces résultats traduisent l’importance croissante des investissements durables dans la transformation des économies ouest-africaines.
Sous l’impulsion de son président, Serge Ekue, l’institution renforce également son positionnement sur les marchés internationaux, notamment à travers des instruments financiers innovants comme les obligations durables. Une orientation stratégique qui vise à mobiliser davantage de ressources pour financer la transition écologique.
Avec « DJOLIBA – la suite », la BOAD s’inscrit ainsi dans une logique d’accélération de la finance climatique en Afrique de l’Ouest. Pour les acteurs du développement durable, l’enjeu est désormais de s’assurer que ces investissements bénéficient pleinement aux communautés et contribuent à une transformation écologique inclusive et résiliente.





