L’intention se consolide et, vraisemblablement, les initiateurs devraient être à l’étape de l’analyse de la rentabilité économique et environnementale de la future unité de valorisation énergétique du biogaz. Laquelle analyse doit permettre de voir plus clair dans le dimensionnement de l’installation, l’évaluation des spécifications et détails du raccordement électrique, le plan de masse de l’installation, l’évaluation des coûts détaillés et coûts d’exploitation de l’installation, et surtout la rentabilité.
Fin 2022, l’Agence togolaise d’électrification rurale et des énergies renouvelables (AT2ER) a été mandatée par le District autonome du Grand Lomé pour la mobilisation d’une expertise chargée des études de faisabilité pour la mise en place d’une unité de valorisation du biogaz et l’étude des opportunités d’adhésion aux mécanismes du marché carbone.
Un avis à manifestation d’intérêt avait été même lancé. Ce biogaz à valoriser est issu de la fermentation anaérobique des déchets organiques enfouis au Centre d’enfouissement technique (CET) d’Aképé.
On précise que le dispositif du CET ne reçoit pas de déchets toxiques ou dangereux. Il est donc conforme aux standards internationaux en matière d’amélioration de l’hygiène de vie et de la santé publique. A rappeler que le Centre d’enfouissement technique d’Aképé, financé à hauteur de 12 milliards de francs Cfa pour une durée d’exploitation minimum de 20 ans, a été inauguré en 2018.
Il est un outil de gestion, de collecte, de traitement des déchets ménagers et assimilés et de sauvegarde de l’assainissement urbain pour 25% de la population. Chaque année, il reçoit 250.000 tonnes de déchets ménagers et permet d’économiser 50.000 tonnes de dioxyde de carbone (CO‚ ) par an.
Il était prévu de réaliser l’analyse de la rentabilité d’une telle unité de valorisation du biogaz à la fin de trois années d’exploitation. En même temps que ladite étude, on a aussi projeté de monter un dossier technico-économique pour l’adhésion à un des mécanismes du développement durable de type Mécanisme de Développement Propre (MDP), en conformité avec les engagements du Togo vis-à-vis de sa Contribution déterminée au niveau national (CDN).
Les Contributions déterminées au niveau national (CDN) se trouvent au cœur de l’Accord de Paris et de la réalisation de ses objectifs de long terme ; elles incarnent les efforts déployés par chaque pays pour réduire ses émissions nationales et s’adapter aux effets du changement climatique.
Toujours en lien avec le Centre d’enfouissement technique d’Aképé, en octobre 2022, dans le cadre du partenariat entre le Togo et l’Union européenne, une convention de financement signée doit permettre d’étendre les capacités du Centre. A la même date, le District autonome du Grand Lomé annonçait que près de 800 000 tonnes de déchets sont déjà enfouis au CET d’Aképé en trois ans d’activité.
L’UNION





