CEDEAO : trois stratégies pour protéger le bétail et les ânes en Afrique de l’Ouest

Réunis à Lomé le 8 octobre 2026, des ministres chargés de l’élevage des pays de la CEDEAO ont examiné trois stratégies consacrées à la protection des ânes, à la lutte contre la fièvre aphteuse et à la prévention de la grippe aviaire. Au-delà de leur adoption, le défi reste leur financement et leur mise en œuvre effective dans les pays membres.

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La santé animale et la préservation des espèces utiles aux communautés rurales étaient au cœur des échanges à Lomé. Cette rencontre ministérielle a clôturé la 11ᵉ réunion annuelle des réseaux de santé animale de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), ouverte le 6 octobre 2026. Elle était présidée par le ministre sénégalais de l’Élevage, Ousmane Diagne.

Les discussions ont porté sur trois instruments régionaux destinés à mieux protéger le cheptel, à limiter la propagation des maladies animales transfrontalières et à préserver les ânes, dont le rôle économique et social reste important dans de nombreuses communautés rurales.

Derrière ces stratégies se trouve une préoccupation commune : les maladies animales et la disparition progressive de certains animaux de travail dépassent les frontières nationales. Elles nécessitent donc une réponse coordonnée, des moyens adaptés et une implication durable des États.

Trois stratégies face à des menaces transfrontalières

Les ministres ont examiné trois documents : la stratégie régionale pour la protection et la conservation des ânes à l’horizon 2030, la stratégie de prévention et de contrôle de la fièvre aphteuse pour la période 2026-2030, ainsi que la stratégie de lutte contre l’influenza aviaire hautement pathogène, communément appelée grippe aviaire, pour 2026-2031.

Ces plans répondent à des problématiques différentes, mais complémentaires. Ils visent notamment à renforcer la surveillance sanitaire, à améliorer la prévention, à coordonner les interventions entre pays et à préserver les moyens de subsistance des populations dépendantes de l’élevage.

La fièvre aphteuse est une maladie virale très contagieuse qui touche principalement les bovins, les porcs, les ovins et les caprins. Elle se manifeste notamment par de la fièvre et des lésions vésiculeuses dans la bouche et au niveau des pieds. Si elle présente généralement un faible risque pour l’être humain, elle peut entraîner d’importantes pertes économiques : baisse de la production, difficultés de commercialisation des animaux et des produits animaux, restrictions aux échanges et coûts de lutte sanitaire.

La grippe aviaire constitue une autre menace pour les systèmes d’élevage. Certaines souches hautement pathogènes peuvent provoquer une mortalité massive dans les élevages de volailles, perturber l’approvisionnement des marchés et fragiliser les revenus des producteurs.

Face à ces risques, la coordination régionale est déterminante. La circulation des animaux et des produits animaux entre pays peut favoriser la propagation des agents pathogènes. La surveillance, l’alerte précoce, le partage d’informations et la rapidité des interventions sont donc essentiels pour éviter qu’un foyer local ne se transforme en crise plus large.

Par Emile AZIAMBLE pour Vert-Togo

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