Bosco Djaka, l’éco-entrepreneur qui révolutionne l’agriculture à Mission-Tové

Dans la vallée du Zio, un paysage agricole émerge avec une diversité étonnante de cultures. Bosco Djaka, jeune riziculteur, transforme son champ en un modèle d’agroécologie et de permaculture, alliant tradition et innovation pour une agriculture durable.

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Aux abords des 1000 hectares de la zone aménagée de Mission-Tové situé à 30 km de Lomé, Bosco Djaka, un jeune riziculteur passionné, révolutionne l’agriculture locale. Dans son champ, les rizières classiques laissent place à une mosaïque de maïs, fleurs, légumes, cannes à sucre, bananiers plantain, cocotiers, corossoliers et avocatiers. Cette diversité impressionnante n’est pas le fruit du hasard, mais le résultat d’une vision éco-entrepreneuriale audacieuse.

L’inspiration Nigériane

Les voyages de Bosco Djaka au Nigeria ont éveillé en lui une passion pour les fleurs, qu’il a d’abord intégrées dans les zones arides de sa rizière pour se faire un peu d’argent et embellir son champ. « Partout où il y a la verdure et le parfum des fleurs, la vie y est agréable et bon à vivre », explique-t-il.

Après plusieurs formations en agroécologie, il décide de mettre en pratique les techniques apprises, mêlant diverses cultures avec les fleurs pour améliorer la fertilité des sols et la rentabilité de son exploitation.

 Une philosophie de permaculture

Bosco ne se contente pas de cultiver des plantes. Il réorganise son champ selon les principes de la permaculture, visant à créer un écosystème agricole durable et autosuffisant. « Pendant les formations, on nous apprend l’association de cultures. J’ai décidé de semer tout ce que je trouve dans mes fleurs. Après une saison, je suis satisfait des résultats », confie-t-il.

Son ambition ne s’arrête pas là : il envisage de transformer ses canaux en étangs piscicoles pour diversifier encore plus ses activités et augmenter ses revenus avec l’élevage de poissons comme les carpes, les poissons-chats et les tilapias.

Bosco Djaka ne voit pas seulement son champ comme une source de revenus, mais comme un modèle d’apprentissage et de reproduction. « D’ici deux ans, je souhaite que les gens viennent apprendre de notre modèle et le reproduisent chez eux. C’est ainsi que nous pourrons relever le défi du développement durable », déclare-t-il avec détermination.

Il invite les jeunes à se lancer dans l’agriculture et à adopter des pratiques durables, convaincu que l’agroécologie est la clé pour un avenir meilleur et plus vert.

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