Bilan Projet Farmcover II : Entretien avec David AKWEI , DG de LORICA ASSURANCE

Depuis mars 2022, le projet « Farmcover II », initié par Lorica Assurance sous la direction de David AKWEI, s’efforce de protéger les agriculteurs togolais contre les aléas climatiques grâce à une assurance indicielle novatrice. Dans cet entretien, David Akwei, Directeur Général de Lorica Assurance, revient sur les résultats obtenus, les défis rencontrés et les perspectives d’évolution du projet, destiné à renforcer la résilience des agriculteurs face aux changements climatiques. Entretien !

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Vert-Togo : Présentez-vous à nos téléspectateurs et internautes ?

David Akwei : Je suis David Akwei, consultant en assurance et Directeur Général de Lorica Assurances, un cabinet spécialisé dans l’assurance inclusive basé à Lomé, au Togo. Je suis aussi l’initiateur de « Farmcover », un projet d’assurance indicielle agricole qui vise à protéger les agriculteurs contre les pertes de récoltes dues aux aléas climatiques.

VTG : À l’heure du bilan après deux ans de mise en œuvre du projet « Farmcover II », quels résultats concrets avez-vous observés depuis son lancement en mars 2022 au Togo en termes de protection des agriculteurs contre les aléas climatiques ?

D.A : Le projet a rencontré un véritable succès auprès des communautés agricoles que nous avons sensibilisées. L’adhésion a été forte, car l’assurance répond à une préoccupation cruciale pour eux : les changements climatiques, en particulier l’irrégularité des pluies et les sécheresses. Les agriculteurs sont maintenant protégés contre ces risques, et nous avons pu assurer un montant total de 218 618 050 FCFA en coûts de production.

VTG : Comment le projet a-t-il contribué à améliorer les revenus et la résilience des exploitants agricoles, et combien d’agriculteurs en ont bénéficié jusqu’à présent ?

D.A. : Nous avons réussi à éduquer les agriculteurs sur le fonctionnement de l’assurance agricole, améliorant ainsi leur éducation financière. Jusqu’à présent, 1 163 agriculteurs ont souscrit à notre assurance, dont 498 femmes. De plus, 169 d’entre eux ont été indemnisés pour un total de 1 566 206 FCFA à cause des pertes de récoltes dues à la sécheresse. Ces indemnités ont permis à plusieurs d’entre eux de couvrir des besoins essentiels, rembourser des crédits ou préparer la prochaine saison agricole.

VTG : Quelles difficultés ou défis avez-vous rencontrés dans la mise en œuvre du projet, et quelles leçons en avez-vous tirées ?

D.A : Parmi les principaux défis, nous avons observé le faible revenu des producteurs au début de la campagne agricole, souvent lié à la période de soudure. La méfiance des agriculteurs, due à des échecs passés, a également été un obstacle. Nous avons donc dû indemniser les sinistrés lors de séances publiques pour renforcer la confiance. De plus, les institutions financières surévaluent les risques agricoles, ce qui rend le financement plus difficile. Enfin, le coût élevé des services digitaux, tels que les SMS et les appels, limite nos actions.

VTG : Quels sont vos plans pour l’avenir du projet Farmcover II, notamment en matière d’extension géographique ou de diversification des risques climatiques couverts ?

D.A: Nous prévoyons d’intensifier les partenariats avec les institutions financières pour mieux soutenir les agriculteurs. De plus, nous avons des projets d’expansion dans d’autres pays de la sous-région et nous envisageons de diversifier nos offres pour couvrir les produits maraîchers ainsi que le bétail et la production avicole.

Entretien  réalisé par Hector NAMMANGUE

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