Après plusieurs jours de travaux en commission marqués par des analyses, des débats et des amendements, les députés togolais ont examiné et adopté à une large majorité, en séance plénière le mardi 9 décembre 2025, le projet de loi de finances pour l’exercice 2026.
Le budget de l’État pour 2026 s’élève à 2 751 milliards de francs CFA (environ 4,87 milliards de dollars), soit une hausse de 14,8 % par rapport à l’exercice précédent. Près de la moitié des dépenses (48 %) sera consacrée aux secteurs sociaux, tels que l’éducation, la santé, l’accès à l’eau potable, l’énergie et la protection sociale. L’exécutif justifie cet effort par la nécessité de consolider les acquis sociaux et d’améliorer les conditions de vie des populations, particulièrement dans les zones rurales et périurbaines.
Un budget qui mise sur la durabilité
Le projet de loi de finances exercice 2026 prévoit également des investissements ciblés pour l’environnement, couvrant plusieurs domaines essentiels afin de promouvoir la durabilité et renforcer la résilience du pays face aux défis climatiques.
Des ressources spécifiques seront allouées à la gestion durable des ressources naturelles, incluant la protection des forêts, la préservation des sols et la promotion de pratiques agricoles respectueuses de l’environnement, permettant ainsi de réduire l’impact environnemental des activités économiques tout en soutenant la production locale et les moyens de subsistance des communautés rurales.
Le ministère de l’Environnement prévoit également de collaborer avec des institutions financières internationales pour mobiliser des fonds additionnels, garantissant le financement de projets à grande échelle et l’accès à l’expertise technique mondiale.
Le budget soutiendra la construction et la modernisation d’infrastructures durables, telles que des systèmes de gestion des déchets solides et liquides, des installations de traitement de l’eau et des projets d’énergie renouvelable, tout en menant des actions pour préserver les écosystèmes, réduire l’érosion et protéger les zones humides et les bassins versants.
Des programmes de sensibilisation et d’éducation seront déployés pour informer les populations sur les enjeux environnementaux et climatiques, encourageant l’adoption de comportements durables tels que la réduction de la consommation d’eau et d’énergie, le recyclage et la protection de la biodiversité locale.
Par ailleurs, le budget prévoit des projets d’aménagement d’habitats planifiés, incluant l’assainissement des rues, la collecte et l’évacuation des déchets, et l’entretien des infrastructures publiques, tout en soutenant les communes dans l’intégration de critères environnementaux dans leurs plans de développement, afin de renforcer la qualité de vie et la résilience urbaine.
Enfin, des mesures seront mises en œuvre pour gérer durablement les écosystèmes terrestres et aquatiques, protéger la faune et la flore, restaurer les zones dégradées et renforcer la résilience des communautés face aux risques climatiques tels que les inondations, la sécheresse et l’érosion côtière, tout en soutenant le développement durable du pays.





