AIE-BAD : Le Financement des énergies propres en Afrique lancé dans un rapport conjoint ce mercredi à Nairobi

L’Agence internationale de l’énergie (AIE) et la Banque africaine de développement (BAD) ont procédé conjointement au lancement du rapport sur le financement des énergies propres en Afrique ce mercredi à Nairobi au Kenya lors du Sommet africain sur le climat.

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Le document présenté, vise à inciter les bailleurs de fonds, les banques multilatérales de développement, les institutions de financement du développement, les organismes philanthropiques et les gouvernements à amplifier et reproduire des projets d’énergie propre réussis à travers le continent.

Cette action collective aura un effet multiplicateur et soutiendra un cycle de changement dans le paysage financier, contribuant ainsi à la réalisation de l’accès universel à l’énergie (ODD7) en Afrique.

Le rapport s’appuie sur des études de cas de la Banque africaine de développement sur tout le continent pour mettre en évidence des solutions viables qui contribuent à l’augmentation des investissements énergétiques et à la réalisation de l’accès universel à l’énergie moderne, ainsi qu’aux objectifs de développement durable et liés au climat.

A Nairobi, la BAD réitère son engagement à financer les services d’eau et d’assainissement

Pour le Dr Akinwumi Adesina, président de la Banque africaine de développement, il s’agit d’une poursuite de l’excellent travail conjoint de l’Agence internationale de l’énergie et le Groupe de la Banque africaine de développement.

« Nous sommes ravis de nous associer à vous, l’AIE. Il n’est pas possible qu’en ce 21e siècle, alors que nous sommes encore en train de discuter de la manière de s’éclairer et de s’alimenter en énergie, que l’Afrique soit à la traine. Ce n’est pas normal. »,a-t-il lancé.

Aussi pour le président de la Banque africaine de développement, l’Afrique ne doit pas qu’avoir un accès universel de l’énergie mais surtout d’un accès abordable.

« Nous ne devons pas nous contenter de penser à une lampe solaire quelque part. Non, ce n’est pas le genre d’Afrique que nous voulons. Nous devons nous assurer que l’Afrique dispose de réseaux électriques stables pour pouvoir s’industrialiser et j’aime toujours dire que l’Afrique, avec tout ce qu’elle a comme potentiel énergétique, ne devrait pas avoir de problème avec l’électricité. »,a-t-il insisté.

Et de poursuivre « Les données sont très explicites dans chaque secteur. Ces données sont très détaillées dans chaque secteur et vous permettent de savoir exactement ce qui se passe dans le secteur des énergies renouvelables et non renouvelables, les environnements politiques, la question du financement de l’énergie et tout le reste. »

Le directeur exécutif de l’AIE ,Fatih Birol a indiqué pour sa part que le continent africain possède un énorme potentiel en matière d’énergie propre, notamment une quantité massive de ressources renouvelables de haute qualité. Mais le contexte difficile en matière de financement fait que de nombreux projets transformateurs ne peuvent pas démarrer.

« Ce rapport, qui s’appuie sur le rapport historique Africa Energy Outlook 2022 de l’AIE , montre ce qui est nécessaire pour réduire les obstacles à l’investissement, permettant ainsi aux pays africains d’exploiter des solutions accessibles et abordables à la hauteur de leurs ambitions en matière d’énergie propre. »,a-t-il laissé entendre.

L’Agence internationale de l’énergie (AIE) et le Groupe de la Banque africaine de développement ont uni leurs forces pour produire cette nouvelle analyse, qui a bénéficié de l’examen de plus de 85 études de cas et de plus de 40 entretiens avec des parties prenantes. Le rapport se concentre sur une série de sujets, couvrant les technologies et les fournisseurs de financement, y compris les institutions locales, et examine quels types de capitaux sont les plus adaptés aux spécificités de chaque secteur ou technologie. L’analyse accorde une attention particulière à la manière d’accroître l’investissement privé, y compris au rôle de réduction des risques dans le soutien des institutions de financement du développement (IFD) et des donateurs : d’ici 2030, 28 milliards de dollars de capitaux concessionnels seront nécessaires pour mobiliser les 90 milliards de dollars requis. en investissements privés dans les énergies propres.

Hector Nammangue depuis Nairobi pour Vert-Togo

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